Voici une façon originale et inspirante de réinventer la Volkswagen Beetle décapotable d’antan. Il s’agit de la Memminger Roadster 2.7, la voiture de rêve de l’Allemand Georg Memminger. Cette création néoclassique a été dévoilée en première mondiale dans le cadre du salon Rétro Classics de Stuttgart, le mois dernier.

Bien connu des collectionneurs de voitures anciennes d’Europe, Georg Memminger restaure des Coccinelle depuis vingt ans dans les installations de son entreprise Feine-Cabrios & Stahlbau GmbH à Reichertshofen, en Bavière. Pendant toutes ces années, il a rêvé de concevoir sa propre automobile.

La Roadster 2.7 concrétise ce souhait (comme vous pouvez l’entendre dans la vidéo en fin de notre reportage… si vous parlez allemand bien sûr).

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Pour réaliser ce projet, il a été aidé par Philipp Eberl, un designer industriel allemand qui a oeuvré, entre autres, au développement de la gamme de véhicules du constructeur sino-israélien Qoros, de 2013 à 2016. C’est lui qui a esquissé les formes harmonieuses de cette voiture bâtie à partir d’une Beetle 1303.

Pour l’animer, Memminger a naturellement opté pour un 4-cylindres à plat de Volkswagen: un moteur de type 4, qui servait autrefois, entre autres, aux 411 et 412.

La cylindrée de ce moteur à injection a été haussée à 2 717 cc (d’où le 2.7) pour lui permettre de livrer 210 chevaux. Pour faire le pont entre le passé et le présent, le restaurateur l’a logé en position centrale sur un châssis original de Beetle, dont il n’a pas altéré l’empattement de 2 444 mm. Cette façon de faire a naturellement abouti à un habitacle biplace.

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Le restaurateur affirme sans hésiter que ce moteur peut propulser sa voiture à plus de 200 km/h, ce qui est d’autant plus logique puisqu’il l’a allégée pour qu’elle ne pèse que 800 kg. Un facteur qui explique, par ailleurs, l’adoption de puissants freins Porsche.

Malgré toutes ces améliorations techniques, Memminger a cherché à préserver le côté sans prétention associé aux Beetle. Cela explique la sobriété du design, qui conserve même les pare-chocs originaux d’allure simpliste.

De plus, l’habitacle n’a ni ordinateur de bord, ni système d’infodivertissement. « C’est un roadster pur et simple », explique Memminger. « Un compte-tours, un indicateur de vitesse, un thermomètre pour l’huile moteur, une horloge et un levier de vitesses, cela suffit pour tirer un maximum de plaisir en la conduisant ».

Le projet de Georg Memminger pourrait avoir une suite, puisqu’il espère produire une petite série de Roadster 2.7, qui serait limitée à seulement 20 exemplaires. Avis aux intéressés !
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