Le Nissan Juke est ce véhicule qui a inauguré une nouvelle vague d’utilitaires de petite taille. Il vise une clientèle principalement urbaine, qui apprécie son esthétique aussi inhabituelle qu’excentrique.

On comprendra que son allure non conventionnelle suscite également l’intérêt des artistes. Deux cas récents observés en France et en Australie semblent le confirmer.

Nissan et le célèbre tatoueur français Tin­Tin ont fait un rapprochement inattendu. Pour le Mondial du Tatouage 2016, qui se tenait à Paris du 4 au 6 mars, le constructeur a invité cet artiste de la peau à exprimer sa créativité sur un Nissan Juke, deuxième modèle le plus populaire de la marque en Europe avec plus de 700 000 exemplaires vendus.

Pour l’occasion, Tin­Tin a réalisé l’un de ses sujets de prédilection en apposant un superbe dragon sur le flanc du véhicule.

Le maître tatoueur semble avoir été subjugué par ce petit véhicule, comme l’évoque cette déclaration : « Je me suis reconnu dans le caractère tranché et radical du Nissan Juke, et j’ai tout de suite été séduit par la sensation de puissance et le magnétisme qu’il dégage. De la même façon qu’on se fait faire un tatouage, rouler en Juke est significatif. Sa personnalité et son design hors pair marquent les esprits, tout comme un tatouage marque la peau d’une personne ».

Au final, c’est une flottille de sept Juke ornés du dragon de TinTin qui a sillonné les rues de la Ville Lumière durant les jours précédents le Mondial, sans doute pour s’assurer que le message qu’ils véhiculaient… entre bien dans la peau des Parisiens !

Dans un autre hémisphère, le Juke a plutôt servi de canevas à des artistes de la rue. Chaque année en mars, depuis 2013, la ville de Melbourne, en Australie, célèbre diverses facettes des arts (art visuel, musical et théâtral) durant un événement de 12 heures baptisé Nuit blanche (White Night). Cette année, Nissan a invité deux graffiteurs connus à relever un défi inattendu : rendre leur art lumineux dans la nuit.

Ces artistes — le duo Josh Meyer et Josh Brown, et Chris Le — ont relevé le défi de rhabiller un Juke à l’aide d’une pellicule luminescente. Ils l’ont fait à l’aide de peinture noire et de feutres sous les regards interloqués de passants. Des observateurs qui avaient d’ailleurs l’opportunité influencer le rendu final de ces créations en illuminant la pellicule à l’aide de l’écran de leur téléphone cellulaire.

Curieusement, l’oeuvre de Josh Meyer et Josh Brown a rejoint celle du tatoueur parisien TinTin. Ce duo, qui se fait appeler Snake Hole (trou à serpents), a trouvé une inspiration reptilienne dans le Juke. « Au premier coup d’oeil, nous l’avons associé aux serpents. Les formes très modelées de sa partie avant, ses phares saillants et globuleux, et les formes courbes douces de ses flancs nous ont donné la voie à suivre. Voilà pourquoi nous avons réalisé une série de serpents luminescents mettant en valeur les formes et les détails du Juke. » Baptisée _Snake Wrap_, leur oeuvre se révèle très… comestible !

Pour sa part, Chris Le a été influencé par une série de la télévision locale intitulée Monkey Magic qui l’a fasciné lorsqu’il était un enfant. « En 2016, les Chinois célèbrent l’année du Singe », rappelle le graffiteur. « J’ai donc représenté sur ce véhicule un singe et ses amis qui se lancent dans un périple vers l’Ouest. Naturellement, cette thématique asiatique se devait d’avoir ses incontournables dragons. Des monstres fabuleux qui se marient à merveille aux formes du Juke. »