Respectant la philosophie de la marque de Stuttgart, le millésime de la Porsche Panamera se veut plus attrayant à plusieurs égards. Et même si le constructeur allemand est devenu un producteur de VUS – le Cayenne et le Macan étant les deux fers de lance ici –, il n’en demeure pas moins qu’il existe encore un marché pour ceux et celles qui préfèrent les voitures rivées au sol.

D’ailleurs, au troisième rang des modèles les plus lucratifs pour Porsche se trouve une certaine Panamera, une berline-sport apparue en 2010 chez nous qui, au fil des années, s’est multipliée en de multiples saveurs comme seuls savent le faire les stratèges de la firme.

L’année-modèle 2017 marque le début de la deuxième génération du modèle et pour mieux cerner les particularités de cette GT à quatre portières, voici une brève énumération de ce qui a changé… et de ce qui n’a pas changé!

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet essai d’une Panamera 4 2017 a permis de constater que Porsche maîtrise encore assez bien le développement d’une sportive capable de transporter quatre occupants à vive allure dans un confort assuré.

Commençons par les nouveautés. Il serait simple de dire que la Panamera est toute nouvelle d’un bout à l’autre, car c’est le cas.

La plateforme, par exemple, est de nouvelle facture, celle-ci étant déjà utilisée à plusieurs sauces au sein du groupe Volkswagen. Bien entendu, sa rigidité est accrue et son poids inférieur.

Le design, bien qu’évolutif, a lui aussi gagné en grâce. Disons seulement que la silhouette plaît fait davantage, la courbure de la fenestration jumelée à cette portion arrière inspirée de la 911 n’étant que deux des éléments corrigés pour ce deuxième opus.

Les motorisations aussi ont changé, pour le mieux d’ailleurs. Par exemple, cette variante Panamera 4 qui occupe le deuxième échelon dans la hiérarchie de la gamme reçoit un V6 turbocompressé d’une cylindrée de 3,0-litres livrant une puissance de 330 chevaux-vapeur. Le « 4 » dans la nomenclature indique que la voiture profite d’un rouage intégral actif, un élément qui saura aider la saison froide venue. Quant à la boîte de vitesses, il s’agit d’une toute nouvelle boîte à double embrayage PDK à 8 rapports, celle-ci étant plus efficace que jamais. S’il est vrai que ce moteur n’est pas le plus impressionnant à l’accélération, il demeure tout de même bien adapté au châssis de la voiture. Évidemment, les choix supérieurs seront plus électrisants, il va sans dire!

Une autre caractéristique qui change drastiquement la grande berline allemande, c’est l’abandon de cette armée de boutons. En effet, Porsche passe en mode tactile avec cette Panamera 2.0. Malheureusement, je suis de ceux qui préfèrent les bons vieux boutons, et ce, même si le pavé du constructeur est parfaitement fonctionnel. Devoir quitter la route des yeux pendant quelques secondes est loin d’être idéal!

Heureusement, malgré cet aspect techno de l’habitacle, le constructeur n’a pas perdu sa main lorsqu’il est temps de confectionner un endroit où il fait bon de vivre pendant quelques heures sur une autoroute à vive allure. Et il ne s’agit ici que d’une Panamera habillée en version de base. On peut déjà imaginer que les livrées plus cossues seront encore plus riches.

En bonne limousine, la Panamera 4 2017 s’occupe d’isoler ses occupants au possible. Le silence de roulement à bord est donc au rendez-vous comme il se doit.

La mécanique de base est loin d’être la plus exaltante, mais si on fait abstraction de ce détail, la Porsche Panamera 4 conserve ses qualités athlétiques. Le plaisir de conduire est bel et bien présent et le conducteur se sent connecté au bitume, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce segment.

Ah oui, un autre élément qui n’a pas changé, c’est le prix! En fait, oui il a changé, mais le statut de la Panamera fait en sorte qu’elle demeure une voiture inatteignable pour le commun des mortels, mais ça, vous le saviez peut-être déjà!