La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a annoncé mardi matin son plan de bannir les véhicules à essence des routes du Québec d’ici 2050. Cet objectif se ferait par étapes : d’abord, à partir de 2030, les concessionnaires ne pourraient vendre que des véhicules électriques ou hybrides. Dès 2040, même les nouveaux véhicules hybrides (essence-électricité) seraient interdits et en 2050, seuls les véhicules électriques pourraient circuler sur les routes du Québec.

«Les changements climatiques représentent le grand défi du 21e siècle », peut-on lire dans un communiqué de la formation politique, qui affirme vouloir faire du Québec « le leader mondial de la lutte contre les changements climatiques». Il y a présentement 30 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables au Québec, comparativement à quelque 4,7 millions de véhicules à essence ou au diesel.

Afin d’inciter la population à changer ses habitudes, Québec solidaire annonce la bonification de l’incitatif à l’achat de voitures électriques, qui se chiffre présentement à 8000$ par véhicule, afin tenir compte de plusieurs facteurs, notamment le revenu familial et le lieu de résidence. QS instaurerait donc dès son premier mandat un système « bonus-malus », où l’achat de nouveaux véhicules à essence serait pénalisé par le biais de taxes ou de frais additionnels.

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Plusieurs autres pays sont présentement engagés sur cette voie : l’un des plus ambitieux, la Norvège, prévoit la fin de la vente de véhicules à essence et au diesel d’ici 2025. (Il faut par contre préciser que la Norvège a déjà une transition vers l’électrification bien amorcée, avec 40% des ventes de véhicules en 2017 étant des véhicules hybrides ou électriques.) On parle aussi du Royaume-Uni, qui a un plan similaire à celui proposé par Québec solidaire, prévoyant un parc 100% électrique d’ici 2050, ou encore de la France, de l’Allemagne, de l’Inde et de la Chine, qui cherchent également à interdire dans un avenir plus ou moins rapproché la vente de véhicules à essence.

En parallèle, QS a annoncé son plan de diminuer de moitié les coûts du transport collectif pour les usagers, en plus d’investir 7,6 milliards de dollars pour la bonification des infrastructures, pour un total de 13,3 milliards.

La formation politique a également annoncé qu’elle freinerait la construction de nouvelles routes dès son premier mandat. « Les experts savent que plus tu coules de l’asphalte, plus la congestion augmente, mais les partis continue de penser que plus tu coules de l’asphalte, plus tu récoltes de votes », a fait valoir Ruba Ghazal, candidate dans la circonscription de Mercier.

Que pensez-vous de ce projet de transition énergétique? D’après vous, est-il réalisable selon les délais présentés par la formation politique? Seriez-vous en faveur d’imposer des « malus » dès l’an prochain pour accélérer cette transition? Venez nous faire part de vos commentaires sur notre page Facebook!

Sources: Québec solidaire, Radio-Canada, CNN