Ce type d’appareil, pour résumer ça simplement, est capable de prendre en flagrant délit ceux et celles qui utilisent (encore) leur cellulaire au volant, que ce soit pour faire un appel sans main-libres ou pour texter.

Il faut savoir que malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées pour leur faire comprendre l’évidence des dangers reliés à son usage lorsqu’on se trouve au volant, les délinquants sont encore beaucoup trop nombreux.

Et on ne parle pas ici d’une simple infraction au Code de la route, comme rouler 10 ou 15 km/h au-dessus de la limite. L’usage du cellulaire, pour quelques tâches que ce soit, augmente considérablement les risques d’accident (des chiffres plus loin). Surtout, elle met des vies en danger.

Vos vies. Ma vie.

C’est là que la pertinence d’un nouvel outil développé à l’autre bout du monde, en Australie, et qui sera utilisé en Angleterre, nous interpelle.

En gros, ce dispositif s’installe sur une structure qui surplombe une route… ou à n’importe quel endroit où il lui est possible de capter des clichés permettant de prendre en défaut des conducteurs qui ont une main sur le volant et une autre sur leur cellulaire.

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La grande question est de savoir si on peut s’attendre à voir débarquer cette technologie bientôt chez nous. D’abord parce qu’il serait logique d’y faire appel, mais aussi parce que l’on connaît l’appétit de nos autorités pour la levée de nouvelles taxes.

C’est là que le débat va faire rage. Les consommateurs sont écoeurés de voir le gouvernement trouver de nouvelles façons de piger dans nos poches. En revanche, une solution radicale doit être trouvée pour convaincre les irréductibles de ranger leur cellulaire une fois pour toutes lorsqu’ils sont aux commandes d’un véhicule.

Alors, que fait-on ?

Nous nous sommes tournés vers les autorités concernées afin de savoir si une telle technologie était sur leur… radar.

Nous avons assisté à une belle joute politique.

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Tant les services de police du SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) et de la SQ (Sûreté du Québec), par l’entremise de leur porte-parole respectif Sandrine Lapointe et Joyce Kemp, ont soutenu qu’il ne revenait pas à leurs organisations de prendre cette décision; elles (les organisations) sont là pour faire appliquer la loi. La compétence est provinciale et relève du MTQ (Ministère des Transports).

Au MTQ, on n’a pas pris la balle au bond ; on l’a plutôt renvoyée à la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec).

Là, finalement, Mario Vaillancourt, porte-parole, nous a dit trois fois plutôt qu’une: « Oui, comme tout le monde, on voit cette technologie passer, mais il est trop tôt pour que la SAAQ puisse commenter. »

M. Vaillancourt a aussi fait valoir que ce sont d’abord les policiers qui décideront — ou pas — de se servir de cette technologie. « Si les autorités veulent mettre en place ce type d’appareils, on pourra certainement évaluer et encadrer. »

La SAAQ a d’ailleurs déjà effectué des opérations conjointes avec les services policiers de la Belle Province. Qu’on pense à ces autobus transportant des agents qui pouvaient, en raison de leur position surélevée, prendre en défaut des automobilistes utilisant leur téléphone cellulaire tout en conduisant.

Oui, mais encore: on la trouve bien ou pas, cette technologie  de détection des textos au volant? Est-ce qu’on trouve que ce serait une bonne façon d’intervenir, oui ou non ?

Impossible d’avoir réponse à ces questions.

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Et bien nous, chez Autofocus, on se mouille et on répond: oui.

Même si on en a soupé des taxes, on est davantage outré de voir des hurluberlus mettre nos vies en danger en utilisant de façon dangereuse leurs cellulaires alors qu’ils sont au volant.

Alors qu’on nous les amène, ces radars magiques. Sinon, qu’on renforce (encore!) le Code de la sécurité routière pour vraiment dissuader les récalcitrants.

… les études reliées au danger de l’utilisation du cellulaire au volant parlent d’elles-mêmes : les risques d’accident sont multipliés par 3 lorsque le téléphone sert à faire un appel et, dans le cas de l’envoi de textos, ces risques sont 23 fois plus élevés.

Vingt-trois (23) !