Roi et maître au chapitre des ventes, le moteur Diesel a essuyé un recul substantiel dans plusieurs marchés européens l’an dernier. En fait, trois pays majeurs ont remarqué que ce type de mécanique avait été moins prisée par les acheteurs en 2017, soit le Royaume-Uni, la l’Allemagne et la France.

Les chiffres sont suffisants pour qu’on puisse en déduire qu’une tendance est en cours, un mouvement qui s’est amorcé avec le fameux scandale Volkswagen TDI.

Concrètement, la baisse est de 17% au Royaume-Uni et de 7% en Allemagne, selon un rapport publié par le groupe Quartz. En France, et pour la première fois depuis près de deux décennies, la part des véhicules neufs vendus avec un bloc Diesel est passée sous le seuil des 50%.

Selon Peter Mock, le directeur général européen de l’International Council on Clean Transportation (ICCT), «le moteur Diesel va survivre encore quelques années à bord des véhicules lourds et des grosses voitures, mais pour les véhicules intermédiaires et plus compacts, il va tranquillement disparaître.»

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Voilà une affirmation forte – sachez d’ailleurs qu’elle émane de l’organisation qui est à l’origine de la découverte du scandale TDI qui a éclaté en septembre 2016 – mais depuis le fiasco Volkswagen, un vent de changement souffle sur l’Europe.

D’ailleurs, plusieurs pays ont proposé de bannir la vente de nouveaux véhicules uniquement dotés d’un moteur à combustion et ce, à compter de 2030. Dans le même ordre d’idée, quantité de constructeurs multiplient les annonces concernant l’arrivée prochaine de véhicules électriques (100% ou en partie) dans leur gamme.

Nous assistons présentement à une véritable transformation des pratiques. Dans 20 ou 30 ans, nous pourrons dire à nos petits enfants que nous avons été les témoins d’un changement révolutionnaire dans l’histoire de l’automobile.

Devrait-on, ironiquement, remercier Volkswagen ?