Ainsi, Infiniti a profité de la soirée d’hier pour présenter la nouvelle génération de son QX50. Outre le fait que le renouvellement de ce produit était fort attendu – il aurait dû avoir lieu il y a quelques années en fait, le modèle n’ayant pas vraiment changé depuis 2008 –, c’est la nouvelle technologie qu’il met de l’avant qui retient l’attention, bien plus que son nouveau design, son nouvel habitacle ou ses capacités routières améliorées.

Et quelle est cette nouvelle technologie ? Un moteur à compression variable, une première dans l’industrie. Pour vous résumer ça simplement, depuis la nuit des temps, un moteur propose un taux de compression fixe. Ce dernier peut être de 12:1, 10:1, 9:1, etc. Règle générale, plus le premier chiffre est bas, plus la puissance est au rendez-vous. Plus il est élevé, plus l’économie d’essence est priorisée. L’idéal est un compromis entre les deux et chaque moteur, selon sa taille et sa configuration, est conçu pour l’offrir.

Celui que nous allons apprendre à surnommer le VC-Turbo est un moteur 4-cylindres de 2 litres capable d’offrir un taux de compression variant entre 14:1, pour une économie d’essence maximale à vitesse de croisière stable, et 8:1 pour une conduite plus inspirée ou lors d’accélérations franches sur une bretelle d’autoroute, par exemple. Ainsi, selon la situation, ce moteur livre un maximum de puissance ET d’économie d’essence. Concrètement, on parle d’un bloc qui livre une puissance de 268 chevaux et 280 livres-pieds de couple.

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Pour ce qui est de la consommation, Infiniti avance une moyenne de 8,7 litres aux 100 kilomètres. La boîte de vitesse mariée à ce nouveau moteur est à variation continue.

Ce sera, clairement, l’élément à surveiller sur ce modèle, tant sur le plan de la performance, du rendement énergétique et de la fiabilité à long terme, la technologie étant nouvelle et non éprouvée.

Du reste, le QX50 propose des lignes qui s’harmonisent avec la nouvelle signature introduite sur d’autres produits de la famille. Il se pointe bardé de caractéristiques de sécurité, y compris le système ProPilot Assist qui propose entre autres une conduite autonome de niveau 2.

À l’intérieur, le résultat est tout aussi prometteur. La console centrale est dominée par deux écrans qui sont eux flanqués par des cuirs de qualité, des accents argentés ainsi qu’une surface adoptant le suède. En somme, la présentation visuelle est accrocheuse et semble de bonne facture.

La production du QX50 2019 en est à ses premiers moments. Le modèle devrait se pointer chez les concessionnaires au printemps et à l’été 2018.