En fait, ce sont des réparations aux véhicules qui ont été proposées là-bas. Ces dernières ne permettraient pas aux modèles touchés de passer les tests d’émissions nord-américains. Voilà pourquoi on ne rapporte pas de plaintes à cet effet de ce côté-ci de l’Atlantique. Cependant, sur le Vieux-Continent, ces dernières commencent à se multiplier.

C’est notamment le cas en Angleterre où c’est la grogne. Une fois les véhicules « réparés », les propriétaires se plaignent d’importantes pertes au niveau de la puissance, d’une hausse de la consommation d’essence, de problèmes avec les boîtes de vitesses, de bris de la soupape EGR (Exhaust Gas Recirculation) et de pannes de moteur.

Jusqu’ici, quelque 500 000 véhicules sont passés dans les ateliers du groupe pour subir leurs réparations. Voilà pourquoi les plaintes sont de plus en plus nombreuses à parvenir aux autorités. Elles permettent d’ailleurs d’observer une tendance.

Le propriétaire d’une Audi A5 TDI rapporte qu’il a fait passer le moteur de sa voiture sur le dynamomètre avant et après la visite à l’atelier afin de voir si les réparations proposées par le groupe Volkswagen étaient pour nuire à la puissance. Les résultats ont été probants; une perte de 65 livres-pieds de couple à 2000 tours/minute et de 20 chevaux.

Puis, quantité de propriétaires y vont d’une autre plainte, soit celle d’avoir été contraints à faire réparer leurs voitures. Présents à l’atelier pour un problème autre, ils ont vu leur possession être réparée sans leur accord. Or, la décision de faire soigner sa voiture est optionnelle.

Volkswagen essuie donc une pluie de critiques en Europe à l’heure actuelle. Les consommateurs là-bas lui en veulent encore de ne pas leur avoir étendu le programme de compensation et de rachat qui a été proposé aux consommateurs d’ici.

Près de deux ans et l’histoire continue de faire couler de l’encre.