D’après la presse japonaise, Subaru prévoit de lancer un véhicule utilitaire à propulsion électrique ayant quatre roues motrices en Amérique du Nord d’ici 2021 afin de se conformer à de nouvelles normes antipollution plus contraignantes.

Cette nouvelle rapportée par l’hebdomadaire de Detroit Automotive News a paru le 8 août dernier dans le Nikkan Kogyo Shimbun, un grand quotidien d’affaires de Tokyo.

Ce nouveau véhicule électrique (VÉ) serait une variante du Forester ou de la Crosstrek et il partagerait la nouvelle architecture universelle présentée en mars dernier par Subaru appelée Subaru Global Platform (SGP).

Cette architecture servira, entre autres, à la prochaine génération de voitures compactes Impreza, qui est attendue au Canada d’ici la fin de l’année. Lors de son dévoilement, le constructeur avait précisé que la SGP servirait aussi à des véhicules utilisant divers types de groupes motopropulseurs : à essence, hybride ordinaire, hybride rechargeable et 100 % électrique.

La nouvelle publiée au Japon mentionne que le porte-parole de l’entreprise au Japon, Masato Saito, n’a pas voulu confirmer qu’un véhicule électrique est en développement. Il a cependant admis que, si Subaru lance un tel véhicule, il sera destiné au marché nord-américain.

Lors du dévoilement du véhicule-concept Viziv 2 (un hybride rechargeable) au Salon de l’auto de Genève, en mars 2014, le président de Fuji Heavy Industries, Yasuyuki Yoshinaga, avait déjà annoncé l’intention du constructeur de développer une gamme de véhicules « verts » pour le marché nord-américain.

De plus, Subaru a annoncé qu’un véhicule hybride rechargeable sera bientôt lancé sur notre continent pour répondre aux normes antipollution étatsuniennes qui seront en vigueur en 2018.

Jusqu’ici, les efforts récents de Subaru entourant les VÉ ont été concentrés autour du développement de voitures citadines électriques et hybrides rechargeables (des Kei Cars japonais). Ces efforts ont donné naissance aux prototypes Subaru R1e et G4e, présentés respectivement en 2007 et 2008, mais aussi à la Stella EV, produite en petite quantité pour les parcs automobiles japonais, de 2010 à 2012.

Cette dernière est animée par un moteur électrique de 47 kW alimenté par une batterie au lithium-ion de 9 kWh, qui lui procure une autonomie optimale de 90 km.