Le dévoilement du poids lourd Semi de Tesla était déjà prévu pour le 16 novembre. Mais malgré l’importance de cette annonce pour l’industrie du transport au grand complet, c’est une autre surprise qui a fait couler beaucoup d’encre hier pendant la présentation : Tesla avait également sa deuxième génération du Roadster à montrer aux gens réunis pour cet événement.

Comme surprise, Elon Musk n’aurait pu faire mieux, le Roadster 2 étant un beau clin d’œil à la toute première voiture commercialisée – en très petite quantité – par le constructeur californien.

Toutefois, ce deuxième chapitre dans l’histoire du Roadster laisse tomber la structure empruntée à Lotus pour une plateforme maison, la silhouette du nouveau bolide étant beaucoup plus en ligne avec les plus récents véhicules de la marque. Un peu à l’instar du premier Roadster, la deuxième version est davantage un coupé Targa qu’une authentique décapotable, mais bon, parions que les intéressés n’en ont cure!

Autre constat : l’espace intérieur a doublé puisque le prochain Roadster ajoute une deuxième rangée de sièges pour un total de quatre passagers – ceux qui prendront place derrière devront accepter un espace restreint toutefois. D’ailleurs, on chuchote en coulisse que le volant futuriste est là pour rester!

Malgré tout, ce sont les performances annoncées qui promettent de décoiffer les passagers. En effet, le 0-96 km/h serait l’affaire de 1,9 seconde, tandis que le cap des 160 km/h ne nécessiterait que 4,2 secondes, un temps que certaines sportives modernes prennent pour arriver à 100 km/h! Qui plus est, la vitesse de pointe de 250 milles à l’heure (ou 402 km/h) est elle aussi extraordinaire. Le bloc de batteries de 200 kWh n’est pas étranger à ces performances.

L’autre aspect intéressant du Roadster est son autonomie qui atteint les 620 milles (ou 997 km), une distance supérieure à bon nombre de véhicules dotés de mécaniques conventionnelles.

Il est déjà possible de réserver son exemplaire via le site web du constructeur, les premières livraisons étant attendues pour 2020, et ce, pour la modique somme de 250 000 $ américains. Gageons que ce prix grimpera quelque peu une fois que les 1000 premiers modèles auront trouvé preneur. Espérons également que le constructeur respectera ses délais de livraison, un problème souvent décrié ces dernières années.

Au-delà de la future sportive présentée, c’est en direction du Tesla Semi que les objectifs de caméras étaient tournés hier, le camion étant attendu depuis un bon moment déjà. Si le design est aérodynamique au possible, c’est – encore une fois – sur le plan mécanique que le nouveau produit Tesla se démarque. Entièrement électrique, le poids lourd est capable de rouler sur une charge pendant 500 milles (ou 804 km), et ce, avec une charge de 80 000 lb (ou un peu plus de 36 000 kg) derrière. Le 0-96 km/h annoncé par Elon Musk avec ou sans remorque est de 5 secondes (!), ce temps grimpant à 20 secondes avec la charge maximale. Les camions diesel modernes n’ont pas cette capacité d’accélération.

Le constructeur a monté quatre moteurs électriques au niveau des quatre roues arrière du véhicule et le fait que celles-ci soient indépendantes autorise également le Semi à empêcher le fameux phénomène de mise en portefeuille. Tel que prévu, le véhicule sera aussi équipé de technologies de conduite autonome, en plus du freinage automatisé et le maintien de voie.

Qui plus est, Tesla a même promis qu’un super chargeur pourrait ajouter jusqu’à 400 milles (643 km) supplémentaires d’autonomie en seulement 30 minutes.
L’arrivée de ces nouveaux poids lourds entièrement électriques est prévue pour 2020 également. L’engouement des entreprises de transport sera évidemment primordial au succès du nouveau venu.