Tesla n’est pas seul avec son Semi dans la course qui vise à lancer le premier tracteur routier à moteur électrique du 21e siècle. Après Cummins, Nikola et Toyota, qui ont tour à tour présenté des prototypes au cours des derniers mois, la société californienne Thor Trucks a dévoilé le sien, l’ET-One, la semaine dernière.

À l’inverse de ces autres constructeurs, qui misent sur de gros moyens pour publiciser et produire leurs véhicules, Thor est une petite entreprise en démarrage basée à Los Angeles.

D’ailleurs, l’ET-One n’a pas eu droit à un dévoilement à grand déploiement comme le Semi du sémillant Elon Musk. C’est à l’aide des réseaux sociaux et des médias électroniques que les cofondateurs de Thor Trucks, Dakota Semler et Gio Sordoni (photo ci-dessous), tous deux âgés de seulement 25 ans, ont présenté leur création. Un véhicule qui semble d’ailleurs tiré de la saga Transformers par sa forme inhabituelle et l’imposant logo ornant sa calandre, qui évoque le dieu du tonnerre des mythologies nordiques.

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Comme leurs rivaux, Semler et Sordoni espèrent s’accaparer une part du lucratif créneau américain des tracteurs routiers, dont les ventes annuelles atteignent 940 000 véhicules.

L’ET-One, qu’ils comptent commercialiser dès 2019, aurait des batteries modulaires au lithium-ion d’une capacité variant de 400 à 800 kWh. Elles permettraient à leur tracteur de parcourir de 160 à 480 km, selon la batterie choisie, avec une remorque de 40 t. De plus, sa vitesse de pointe frôlerait 110 km/h.

Le constructeur annonce un prix de base d’environ 150 000 $ US pour la version offrant l’autonomie minimum de 160 km.

Le prototype présenté ces derniers jours a un châssis Navistar modifié, des essieux Dana et ses moteurs électriques qui proviennent de TM4, la filiale d’Hydro-Québec, lui fourniraient de 300 à 700 ch et jusqu’à 4 700 lb-pi de couple.

Selon Thor Trucks, le coût d’achat plus élevé de l’ET-One serait compensé par des coûts d’opérations inférieurs. Le constructeur affirme que le coût au mille pour l’entretien et le « carburant » seraient respectivement 60 et 70 % moins élevés qu’avec un tracteur traditionnel à moteur thermique.