Misère!

Les raisons pour expliquer cette réalité sont multiples.

Dans un premier temps, c’est connu, les Américains sont friands de véhicules utilitaires sport, de produits multisegments et de camionnettes. Ils en achètent plus que des voitures. Ajoutez à cette réalité que la vente de véhicules aux particuliers a atteint un niveau record en 2016 à 17.5 millions d’unités et vous trouvez là un deuxième élément de réponse.

Selon l’Engery Information Agency (EIA), la consommation d’essence a grimpé de 1,6 % en 2016 par rapport à 2015. Au total, ce sont 9,327 millions de barils de pétrole par jour qui sont consommés chez nos voisins du sud.

Pour votre information, un baril, c’est 158.97 litres de pétrole.

Le précédent record, établi à 9.286 millions de barils par jour, avait été établi en 2007. On parle donc d’un recul important dans la lutte à la dépendance au pétrole.

Et que représentent ces chiffres, concrètement? L’EIA nous offre des données comparatives aussi intéressantes qu’hallucinantes.

Prenons un million de barils de pétrole, par exemple, soit 159 millions de litres. Ce nombre serait suffisant pour chauffer une maison pendant plus de 61 000 ans. Si vous préférez, cela pourrait permettre à une Toyota Prius de parcourir près de quatre milliards de kilomètres.

Multipliez ces données par 9.327 et vous obtenez la consommation quotidienne aux États-Unis.

Quotidienne, pas annuelle.

Il est intéressant de noter que pour chaque baril de pétrole, près de la moitié seulement, soit 45 %, sert à la consommation d’essence pour les véhicules pendant que 28,6 % est transformé en gazole (pour véhicules moteurs Diesel et pour le mazout).

Dans tous les cas, des chiffres qui nous invitent à réfléchir, surtout que l’administration Trump promet d’être moins sévère à l’endroit des constructeurs en ce qui a trait aux normes à respecter.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge.