Pendant que la grande majorité des constructeurs se tournent vers l’électrique, le géant FCA continue d’ignorer la tendance du moment, et ce, même si Maserati a annoncé son intention de passer à l’électrique d’ici quelques années.

Et avec des modèles comme la Dodge Challenger SRT Demon ou l’incroyable Jeep Grand Cherokee Trackhawk, le groupe FCA semble plus près de son passé que de son avenir. Si les divisions Jeep et Dodge vont plutôt bien (surtout Jeep) par les temps qui courent, ce n’est pas aussi reluisant du côté de Chrysler, la branche luxueuse n’étant représentée que par la berline 300 et la minifourgonnette Pacifica, la berline 200 étant déjà un modèle du passé.

Les premiers rapports indiquaient que la marque allait investir pour faire passer la 300 à une plateforme plus moderne, soit celle déjà utilisée chez Alfa Romeo pour la Giulia et le Stelvio, mais selon un nouveau rapport publié par le site Automotive News, cette stratégie a été abandonnée. Non, plutôt que de moderniser la 300, Chrysler a l’intention de réviser une fois de plus celle qui est déjà en service depuis plus d’une décennie.

Il faut donc prévoir l’arrivée d’une mécanique 4-cylindres turbo en plus d’un V6 plus efficace à court terme. Les ingénieurs devront également trouver le moyen d’alléger la caisse afin de rendre la voiture moins énergivore. Ces changements sont toutefois attendus pour 2019. En attendant cette autre refonte, les amateurs de puissance brute peuvent espérer la commercialisation d’une Chrysler 300 Hellcat avant la fin de 2018. Reposant sur la même architecture que les Dodge Charger et Challenger, l’implantation du V8 de 707 chevaux ne devrait pas causer beaucoup de problèmes.

Ce modèle va marquer le retour d’un écusson SRT sur les flancs de la 300 depuis l’annulation de la variante en 2014. Seul le marché australien avait encore droit à ce V8 de 6,4-litres.

L’énergie électrique est peut-être en croissance, mais le bon vieux V8 surpuissant n’a certainement pas dit son dernier mot.