Cette annonce nous parvient quelque 18 mois après que Volkswagen ait été prise en flagrant délit avec ses moteurs Diesel truqués. Dans le communiqué émis vendredi dernier par l’entreprise, on apprend que plus de la moitié des 475 000 véhicules à moteur Diesel 2-litres touchés ont été soit rachetés, soit réparés.

Fait intéressant, les chiffres dévoilés par Volkswagen détaillent le nombre de véhicules rachetés et réparés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la tendance est claire. En effet, la compagnie a racheté (ou annulé) les contrats de location de quelque 238 000 véhicules pendant que seulement 6200 consommateurs ont opté pour la réparation de leur possession. Si vous préférez, on parle d’une proportion de 97,3 %.

Selon les termes de l’entente signée avec le gouvernement, Volkswagen doit racheter ou réparer 85 % des véhicules touchés d’ici 2019 si elle ne souhaite pas encourir des pénalités supplémentaires.

En mars dernier, la compagnie a également plaidé coupable à des accusations de fraude, d’entraves à la justice et de falsification de documents dans le cadre de l’entente de 4,3 milliards de dollars qu’elle a conclue avec le département de justice américaine. Le 21 avril prochain, Volkswagen amorcera une période de probation de trois ans.

Au total, ce sont 25 milliards que Volkswagen s’est engagée à débourser en dédommagement aux États-Unis. De ce nombre, 10 milliards doivent servir au rachat de véhicules équipés du fameux moteur 2-litres TDI. Jusqu’ici, près de 3 milliards auraient été dépensés pour le rachat des véhicules.

Toujours en mars dernier, un juge de la cour fédérale a approuvé un plan préliminaire concernant le cas des moteurs 6-cylindres Diesel 3-litres du groupe. Ce dernier fait état d’environ 80 000 véhicules qui doivent être rachetés, des produits qui peuvent être retrouvés sous les bannières Volkswagen, Porsche ou Audi. Dans ce cas, on parle d’une enveloppe de 1,22 milliard.

L’entente finale concernant ces derniers moteurs sera connue le 11 mai prochain.