Le mensonge concerne un nombre allégué de véhicules vendus. Et l’erreur ne laisse aucun doute, car on ne parle pas ici de 10 ou 15 voitures ou VUS, mais bien de près d’un million de produits.

La nouvelle émane du magazine allemand Spiegel. Vendredi, ce dernier faisait état d’incongruités dans les rapports de ventes de la division française de Volkswagen, des erreurs qui ramènent à l’année 2010. On aurait agi ainsi afin de faire gonfler les données de performance de l’entreprise.

Les enquêtes réalisées à l’interne par Volkswagen, il est important de le spécifier, ont permis de mettre à nu le stratagème. On a découvert que plusieurs véhicules « vendus » n’avaient pas été enregistrés par leurs nouveaux propriétaires, et ce, même après plusieurs mois ou années après la prétendue vente.

Pour certaines des ventes annoncées, il a été impossible de retrouver des contrats.

De quelle façon est-ce que les données publiées par la maison mère ont été affectées ? Ça, on ne le sait pas pour l’instant. Ce qui est certain, c’est que cette histoire entache une fois de plus la réputation de l’entreprise.

Pour l’instant, Volkswagen n’a pas émis de commentaires sur cette affaire, mais le chef des opérations de Volkswagen France, Jacques Rivoal, a démissionné après que les résultats de l’enquête interne réalisée par Volkswagen aient été remis au grand patron de la compagnie, Matthias Mueller.

Il importe ici de le rappeler, le mensonge n’émane pas de la maison mère, mais avec tout ce qui s’est produit chez Volkswagen depuis quelques années, on ne peut que douter et se demander quelle autre cachotterie on nous réserve.

Cette dernière était-elle une complice secrète ? D’autres marchés ont-ils aussi falsifié leurs données pour atteindre leurs objectifs de performance ?

Tant de question et si peu de réponses.

Rien de bon pour l’industrie.