Nous disons officiellement, car en décembre dernier, alors que nous nous trouvions du côté de Dallas pour célébrer le centenaire des camions Chevrolet, la marque au nœud papillon avait saisi la balle au bond pour dévoiler la nouvelle mouture de son bourreau de travail, le Chevrolet Silverado.

Dans la guerre de la visibilité, il faut ici donner une bonne note à Chevrolet. Lors d’une soirée festive qui vient de se dérouler en marge du Salon de Détroit qui s’ouvre ce lundi à la presse automobile, le Silverado est réapparu sous les projecteurs, porteur d’informations que les amateurs attendaient sur sa conception, ses configurations et, bien sûr, ses motorisations.

Allons-y, en substance.

Empruntant une mouvance amorcée par le Ford F-150 et sa carrosserie en aluminium en 2015, le nouveau Chevrolet Silverado sera un produit plus léger en 2019. Non, le constructeur américain n’a pas plagié son grand rival en embrassant l’alu aveuglément, mais a choisi de l’utiliser pour recouvrir chaque panneau qui s’ouvre, soit le capot, les portières et le hayon.

Le reste est toujours fait d’acier, y compris le châssis qui y va également d’une cure minceur grâce à un apport plus important d’acier à haute résistance.

Au total, c’est quelque 205 kilogrammes que le Chevrolet Silverado laisse sur la table; c’est une bonne nouvelle. Si les rumeurs dont nous vous avions fait part l’automne dernier se concrétisent, on pourra s’attendre à d’autres réductions de poids alors qu’on étudie comment une incorporation intelligente de la fibre de carbone au niveau de la boîte pourrait aussi alléger la camionnette.

Ce qui intéresse toujours les acheteurs dans ce créneau, ce sont les capacités du véhicule. Ces dernières, sans surprise, sont tributaires de la mécanique qui est greffée à l’avant. Au moment du lancement, trois moteurs seront proposés. On retrouvera des V8 de 5,3 litres et de 6,2 litres, ainsi qu’un 6-cylindres en ligne turbodiesel de 3,0 litres portant le sceau de la compétence, Duramax.

Malheureusement, pour l’instant, aucune donnée de performance n’a été avancée par GM, mais l’on sait que le plus gros V8 et le bloc Diesel seront jumelés à la nouvelle boîte automatique à 10 rapports du constructeur.

Pour ce qui est des versions, elles se compteront au nombre de huit. Du groupe, deux seront entièrement nouvelles, soit la Trailboss (avec le groupe Z71) axé sur le côté sportif et récréatif, ainsi que la RST (Rally Sport Truck), représentante de la performance.

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À l’intérieur, on repousse les limites du luxe et de la fonctionnalité. Plus d’espace pour les jambes, à l’avant comme à l’arrière, et plus de compartiments consacrés au rangement, y compris une trappe intégrée au dossier des sièges de la deuxième rangée.

En matière de connectivité, les amateurs y trouveront leur compte. Les matériaux utilisés, eux, promettent d’être de meilleure facture.

La boîte propose quant à elle un plancher plus large d’une quinzaine de centimètres et sur les versions haut de gamme, le hayon peut être activé électriquement.

Pour le reste, il faudra patienter à l’événement de presse qui nous permettra de prendre les commandes de ce véhicule une première fois avant d’en savoir plus. Le Chevrolet Silverado, ainsi que son cousin germain, le GMC Sierra, devrait faire ses débuts chez les concessionnaires l’automne prochain.

En repoussant la barre, une fois de plus, Chevrolet s’assure de conserver ses acquis dans le segment, mais c’est d’une injection magique dont son produit a besoin pour être capable de rejoindre et dépasser le Ford F-150, le meneur incontesté de la catégorie. Reste à voir quelle sera la réaction des consommateurs, les juges ultimes dans cette guerre sans merci.