Il faudra patienter une autre année avant de pouvoir en prendre le volant du Ford Ranger 2019. En fait, l’assemblage de la camionnette intermédiaire s’amorcera cet été à l’usine de la firme au Michigan et la commercialisation du modèle est prévue pour les premiers mois de la prochaine année.

Malgré tout, on a déjà une très bonne idée du produit qui va nous parvenir à ce moment, les informations dévoilées par le constructeur étant somme toute complètes. Ainsi, celui qui effectue un retour après sept années passées aux oubliettes en Amérique du Nord profitera d’une structure châssis sur cadre, contrairement à ce qui avait été véhiculé par certaines rumeurs concernant une approche monocoque.

La carrosserie sera en acier, non en aluminium, comme celle du grand frère, le F-150.

Mécaniquement, nous aurons droit à un seul moteur au départ, soit un 4-cylindres de 2,3 litres EcoBoost. Pour ce qui est de la puissance, il faudra voir, car ce bloc qui œuvre déjà sous le capot de certains produits de la marque avance des chiffres différents, selon les besoins du modèle qu’il sert. À titre comparatif, à bord du Ford Explorer, ce 4-cylindres propose 280 chevaux et 310 livres-pieds de couple.

Pour la transmission, Ford y va avec sa nouvelle boîte automatique à 10 rapports, une unité qui est notamment mariée à cette mécanique dans les entrailles de la Ford Mustang.

Pour l’instant, aucune boîte manuelle n’est annoncée. Aucune motorisation Diesel non plus. On comprendra que Ford se garde une petite gêne en ce moment, lui qui fait l’objet d’une poursuite à propos de fausses déclarations concernant les émissions polluantes de ses versions F-250 et F350 à mécanique Diesel.

Ailleurs dans le monde où le Ford Ranger est vendu, le Diesel fait partie de l’équation.

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Le nouveau Ford Ranger sera offert sous deux configurations, soit une cabine allongée et une autre dite d’équipe, avec quatre portières. Une kyrielle de variantes seront avancées, y compris une spécifiquement conçue pour la conduite hors route, la FX4. Avec Toyota et Chevrolet qui connaissent du succès avec leurs livrées TRD et ZR2, respectivement, Ford serait folle de ne pas exploiter cet univers.

D’ailleurs, il n’est pas impossible que le Ford Ranger ait éventuellement sa propre version «Raptor». On ne se mouille pas à ce sujet pour l’instant chez Ford, mais soyez certains d’une chose: si la demande est là, la variante y sera.

Enfin, esthétiquement, même si le nouveau Ford Ranger est un produit de conception australienne, on lui a réservé un style explicite pour l’Amérique du Nord, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Après sept ans d’absence, le Ford Ranger effectue un retour dans un segment florissant qui était en perte de vitesse à l’époque. Reste à voir si le constructeur américain réussira à reprendre les parts de marché perdues depuis ; la concurrence, elle, n’a pas chômé.