Eh oui, un autre joueur s’invite à la danse des VUS de poche: au Salon International de l’Auto de Montréal qui bat son plein au Palais des Congrès, on vient de lever le voile sur le nouveau – et tout premier Hyundai Kona 2018.

Avec ses bas de caisse en plastique contrastant et cette carrosserie dynamique au possible, le Hyundai Kona est tout sauf monotone à regarder. Les deux extrémités sont très chargées, les nombreuses rangées de blocs optiques donnant presque à ce nouveau véhicule des allures de voiture de rallye.

Le succès que connaît le Hyundai grâce à son partenariat d’une décennie avec Guillaume Lemay-Thivierge a évidemment été mis à profit jeudi, à l’occasion de la journée média réservée aux membres de la presse automobile.

L’acteur prolifique que l’on a découvert dans Le Matou en 1985 a même invité sa conjointe, la talentueuse Émily Bégin, à faire connaissance avec le petit utilitaire comme prochain véhicule.

Ce fut le coup de foudre… jusqu’à ce que le couple découvre que la poussette de leur nouvel enfant pourrait ne pas tenir derrière la banquette.

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Comme la majorité des utilitaires de cette catégorie «à la mode», le Hyundai Kona n’est pas un champion de l’espace intérieur. Pour un maximum de volume, il vaut mieux considérer le Santa Fe XL par exemple – ou même le Hyundai Tucson, ce qu’Émily pilote depuis deux ans maintenant.

Cela dit, pour les expéditions urbaines (et extra-urbaines), le petit VUS a paru idéal au duo Guillaume-Emily pour se faufiler dans la jungle quotidienne.

Évidemment, les designers de la marque coréenne ont joué la carte du véhicule «jeune et cool», ce qui explique pourquoi l’habitacle est un peu plus excentrique que dans la berline Hyundai Sonata ou même la berline Accent.

On aime bien les surpiqûres aux couleurs de la carrosserie et les boutons surdimensionnés, tandis que le volant remplit agréablement la paume de main. Guillaume a particulièrement apprécié l’écran tactile, nettement plus grand que ce que la catégorie nous a habitués jusqu’à présent.

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Sous le capot, le nouveau Hyundai Kona reprend des motorisations déjà bien connues du public. Le 4-cylindres à cycle Atkinson est déjà boulonné dans la berline Hyundai Elantra, sa puissance de 147 chevaux et son couple de 132 lb-pi étant corrects pour ce gabarit. L’unique boîte de vitesses disponible avec ce moteur est une transmission automatique à 6 rapports.

Pour les consommateurs qui en voudraient plus, le 4-cylindres turbo de 1,6 litre (celui que l’on peut apercevoir au 2e étage du Palais des Congrès jusqu’au dimanche 28 janvier) livre 175 chevaux et un couple de 195 lb-pi. C’est tout indiqué, d’autant que cet organe est, cette fois, relié à une transmission à double embrayage de 7 rapports, avec palettes montées derrière le volant.

Bonne nouvelle: le Hyundai Kona pourra être doté d’un rouage intégral en option, ce genre de motricité étant de plus en plus populaire au nord du 49e parallèle. Voilà une chose que semble avoir oublié Toyota avec son C-HR et Nissan, avec son tout nouveau Nissan Kicks

La commercialisation du Hyundai Kona au pays, nous dit-on, va débuter à la fin de cette saison froide. L’attente ne sera donc pas trop longue.

Il a de la gueule,ce petit VUS coréen. Il était étonnant que Hyundai ne s’immisce pas avant maintenant dans ce segment de marché, mais voilà, l’attente en aura valu la peine. Le constructeur a pris le temps d’accoucher d’un produit original, en plus de se baser sur des mécaniques modernes et économes à la pompe. Les puristes trouveront à redire sur l’absence d’une boîte manuelle, mais plus ça va, plus ce type de transmission se fait rare…