Bon, vrai qu’il vaut mieux ne pas faire brûler d’encens sur la planche de bord de sa voiture – et le petit sapin «sent-bon» qui pendouille au rétroviseur central n’est absolument pas winner.

De même, des serviettes duveteuses savamment disposées sur la banquette arrière ne serviront à rien. Mais quand même, quelques petites attentions peuvent faire la différence. 

En toute logique, si l’on veut obtenir un bon prix pour sa voiture usagée, on doit investir temps et efforts dans un grand ménage, dehors comme dedans. Personne ne veut d’un véhicule qui renferme les miettes d’on ne sait trop combien de déjeuners ou encore les cartons du dernier festin de Big Mac, n’est-ce pas?

Au-delà des miettes, il y a aussi cette première impression qui fait dire au subconscient: voiture propre égale propriétaire qui en a pris grand soin. C’est pourquoi les petits détails comptent, comme des fenêtres et pare-brise propres, par exemple. On a également intérêt à désencombrer le coffre de ses artéfacts et d’y passer la balayeuse. 

Si l’on est vraiment maniaque, on soulève le capot et on passe un bon coup de chiffon sur les organes mécaniques. On efface ainsi ces traces d’huile qui pourraient signifier un moteur en fin de carrière… et rebuter l’acheteur.

Un petit coup de lubrifiant vient également redonner de la souplesse aux caoutchoucs des portières, pendant qu’un protecteur restitue leur lustre aux pneumatiques. Appliquer une bonne cire sur la carrosserie et faire briller les jantes (si jantes il y a) viennent couronner les efforts de bien belle façon.

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Pourquoi s’arrêter en si bon chemin? On peut faire encore plus, notamment en vaporisant un parfum d’ambiance sur les sièges. Non seulement l’arôme viendra agréablement titiller les narines, mais elle dissimulera les relents de tabac ou les fumets de nourriture.

Aussi, on laisse dans le lecteur un CD de musique douce ou de blues. Voilà qui adoucira les mœurs et… les discussions financières entourant une éventuelle transaction ne pourront que s’en porter mieux.

On pense également à vider les compartiments de leur monnaie, vieilles cartes routières et gobelets de café, pour ensuite y passer un coup de chiffon destiné à remettre les choses en leur état presque neuf. 

Enfin, on secoue les tapis et, s’ils en ont besoin, on les passe sous de puissants jets d’eau, en prenant évidemment soin de bien les faire sécher avant de les replacer. Sinon, c’est la moisissure assurée… et ça prendra plus qu’un parfum d’ambiance pour en chasser l’odeur!

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Une fois son véhicule propre et rutilant comme un sou neuf, il faut le regarder comme si l’on en était soi-même l’acheteur. Que voit-on: un pare-brise éclaté? Il faut le faire réparer.

Une fuite s’épand sur le bitume, un élément desserré fait résonner d’inquiétants bruits? On voit aux petites urgences du genre, en sachant que ça en vaudra bien la peine.

On a aussi tout avantage à effectuer quelques retouches de peinture ici et là, si la rouille s’est mise de la partie.

Par contre, il faut résister à la tentation de faire repeindre la carrosserie; même en obtenant le meilleur des meilleurs prix pour sa voiture usagée, on ne récupérera jamais l’argent investi sur une nouvelle peinture.

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Si l’on souhaite annoncer son «occase» en photos, on prend le temps de faire des clichés de qualité – je répète: de qualité –, à la fois de l’extérieur et de l’habitacle. Ceux qui ne savent pas manier l’appareil-photo avec art devraient à demander à quelqu’un de les aider. 

Car une image vaut tellement mille mots… et une belle minoune qui semble tout droit sortir d’un concessionnaire attirera davantage, en plus de sans doute réussir à soutirer quelques dizaines, voire quelques centaines de dollars de plus. 

Qu’aime-t-on lire dans les petites annonces de véhicules usagés à vendre? « Mécanique A-1, parfaitement entretenue, aucune réparation en vue… » Eh bien, si c’est le cas de sa voiture, on prend les devants et on en donne la preuve. 

Pour ce faire, on réunit le manuel du propriétaire, les documents de garantie, les attestations de traitement antirouille et les fiches confirmant les rappels effectués, de façon à monter un dossier le plus complet possible. 

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Ces factures d’entretien et de réparations qui hantent le coffre à gants, elles deviennent (enfin!) utiles en démontrant tout le soin apporté à la voiture, en plus de prouver que l’odomètre indique bien le kilométrage réellement parcouru.

Enfin, on demande un rapport écrit à son mécanicien quant au bilan de santé de son véhicule – ce bilan permettra d’ailleurs de fixer un prix juste et équitable. On peut aller encore plus loin en se payant (175$ pour les non-membres) un passage à l’un des centres techniques d’inspection de CAA-Québec (une dizaine dans la Belle Province).

Parce que ces centres ne procèdent à aucune réparation, le bilan de santé automobile en plus de 100 points qu’ils émettent – et les réparations qui seront à venir – est des plus objectifs. Un excellent atout pour son véhicule usagé… à condition que celui-ci ne soit pas sur le point de rendre l’âme!