On dit que les véhicules qui quittent le concessionnaire perdent sur le champ 20% de leur valeur. Ce n’est pas un mythe. Et au bout de trois ans, voire quatre ou cinq ans pour les modèles luxueux ou à la fiabilité légendaire, ils auront dévalué de moitié.

Autrement dit: la dépréciation, davantage que le prix d’achat, «est de loin le coût le plus important d’une voiture,» dit Éric Brassard, auteur du livre Finance au volant. Et pourtant, personne ne reçoit jamais de facture marquée: «Dépréciation»!

Heureusement, il y a moyen de s’en sauver… un peu. Cette dévaluation sera moins coûteuse si elle est répartie sur un plus grand nombre d’années. Si on conserve son véhicule une dizaine d’années, au lieu de l’échanger à tous les quatre ans, sa dévaluation serait atténuée d’autant. 

Ainsi, Dennis DesRosiers, le grand manitou de la statistique auto canadienne président de la firme DesRosiers Automotive Consultants, soutient qu’une voiture qui roule pendant dix ans «coûte», en dépréciation, 37,14$ pour chaque 1000 kilomètres parcourus.

C’est presque trois fois moins que pour une voiture qui ne roule que pendant trois ans (105,20$ pour chaque 1000 kilomètres parcourus).

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Toujours dans le but de réduire ses coûts en dépréciation, l’automobiliste a intérêt à sélectionner une marque qui se dévalue plus lentement que les autres – la majorité des marques luxueuses ont la cote à ce sujet. 

Et évidemment: «La dépréciation est généralement moindre chez les véhicules importés que chez les Trois Grands américains,» affirme M. DesRosiers. En effet, les voitures Honda et Toyota affichent une valeur de revente, après quatre ans, d’environ 15% au-dessus de la moyenne de l’industrie.

Qui sont les véhicules champions du maintien de leur valeur? Lisez ici la dernière cuvée de Canadian Black Book – la référence en la matière au pays:

Valeurs retenues Canadian Black Book: Encore Toyota – et de loin

Canadian Black Book: voici les voitures qui déprécient le moins

Canadian Black Book: voici les camions qui déprécient le moins

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L’achat d’un véhicule usagé plutôt que d’un véhicule neuf s’avère une autre solution intéressante. De cette façon, la coûteuse dépréciation aura été assumée en grande partie par le premier propriétaire. 

Attention, toutefois: «Pour qu’une voiture d’occasion soit vraiment économique, dit Éric Brassard, il faut éviter les années de forte dépréciation. C’est-à-dire les quatre à cinq premières années pour les voitures de grande qualité et les trois premières années pour les marques moins recherchées.»

Qu’on se rassure cependant quand à la durabilité des véhicules d’occasion: aujourd’hui, près de la moitié des voitures achetées neuves il y a 15 ans sont encore sur la route, comparativement à moins du tiers il y a dix ans. 

C’est dire que les automobiles de fabrication récente durent plus longtemps – raison de plus d’en atténuer encore davantage la dépréciation!