L’épandage sur nos routes à la saison hivernale est, plus que les portières qui gèlent, le principal ennemi de nos automobiles. Du moins, de leur carrosserie.

Qu’elles se reposent chaque soir dans leur garage (pas trop chauffé, celui-là; lisez ici pourquoi)…

… ou qu’elles passent la nuit dans la congère de neige, nos voitures doivent être régulièrement lavées de cet agent de corrosion.

Mais comment faire pour éviter les malheurs qui, c’est le cas de le dire, en découleront? Voici cinq précautions à prendre en considération.

Lorsque le mercure descend sous les -20 ou -25 degrés Celsius, la plupart des lave-auto automatiques ferment temporairement leurs portes. Voilà une bonne indication qu’il vaut mieux attendre une météo plus clémente pour laver son véhicule.

De fait, on veut choisir pour une journée où non seulement les rayons de Galarneau aideront à la cause, mais aussi lorsque le mercure tourne autour du point de congélation. D’ailleurs, c’est dans ces conditions que les effets néfastes du calcium de la route se font le plus sentir.

Une fois le véhicule passé dans le lave-auto, on en assèche tous les caoutchoucs d’étanchéité – même ceux du coffre ou du hayon. Et pour être bien certain que ces caoutchouc ne collent pas aux cadres de métal, on les enduit d’un produit lubrifiant conçu à cet effet (vendu dans les magasins à grande surface), une opération à mener au début de l’hiver, mais aussi à deux ou à trois reprises au cours de la saison froide.

Laver sa voiture à la maison? Pas de problème… si on y possède un garage où accomplir la tâche. C’est encore mieux si on peut utiliser un petit compresseur doté d’un pistolet à air, question de bien assécher les contours de portières et les serrures.

Pas de garage? On oublie ça, le lavage extérieur: la carrosserie froide fera geler même l’eau la plus chaude. Surtout, avec ce «bucket challenge» automobile, on transforme malencontreusement son entrée en un dangereux anneau de glace…

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Le but du lavage hivernal n’est pas de redonner du lustre aux véhicules qui, de toute manière, vont se resalir dans la minute. L’objectif est plutôt de les débarrasser des fondants qui mettent leur carrosserie à mal. C’est pourquoi une brève visite – et un ou deux dollars – dans un lave-auto manuel suffisent.

Avec la lance à haute pression, on déloge les relents de sel sous le châssis, aux bas de caisse, dans le puits de roues et aux roues elles-mêmes. Pas besoin d’utiliser la brosse à savon. D’ailleurs, les résidus d’abrasifs qui s’y trouvent égratigneront la peinture.

Avec le jet, on évite les serrures et les joints susceptibles d’ensuite geler. On en profite pour donner un coup de chiffon au pare-brise, afin de libérer le champ de vision de toute impureté.

Au lave-auto automatique, pas besoin d’opter pour le lavage de luxe: au Québec, toutes les installations offrent l’essentiel nettoyage à pression sous châssis.

On privilégie les lave-auto automatisés sans contact; ainsi, on évite les brosses qui pourraient loger des gravillons ou d’autres substances abrasives susceptibles de rayer les carrosseries.

Les quelque 45 secondes de séchage en fin de parcours ne suffiront pas pour empêcher les portières de geler. C’est fastidieux, mais nécessaire: à l’aide d’un bon chiffon, on essuie tous les caoutchoucs, qu’ils soient encore humides ou pas.

Et pour s’assurer que l’eau du lavage n’ait pas condamné les embouchures de lave-glace, on en fait gicler deux ou trois jets du produit.

Une fois l’opération lavage conclue, on en profite pour accomplir les quelques courses qui figurent à la «to-do» liste. En roulant, le véhicule s’asséchera encore un peu plus.

On met toutes les chances de son bord en le stationnant, si possible, avec la portière conducteur côté soleil.

Malgré toutes ces précautions, il se peut qu’une serrure se montre récalcitrante. On prévient le coup en conservez son flacon de liquide dégivreur dans ses poches ou dans sa sacoche… mais surtout pas dans la voiture.

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