Comme dans tout, il vous faut d’abord faire vos devoirs et «magasiner» les offres. Facile: les grandes compagnies ont mis au point des sites Internet très complets, où vous pouvez y faire votre réservation. Même que le prix est habituellement plus avantageux dans le cyber-espace que par la centrale téléphonique.

Une façon d’épargner: réservez longtemps d’avance. Vous n’aurez qu’à surveiller, en cours de route, si les prix diminuent – et modifier votre réservation.

Certaines compagnies proposent un rabais lorsque la transaction est «payée maintenant»: c’est financièrement avantageux… à condition d’être bien sûr que vous ne devrez pas annuler.

Une sous-compacte ou une intermédiaire? Si vous voyagez seul, une petite voiture de catégorie «économie» fera évidemment l’affaire. Mais si vous êtes plusieurs, réservez un véhicule plus logeable: une berline intermédiaire, un utilitaire, voire une fourgonnette.

D’ailleurs, vous pourriez être surpris du faible écart de coût qui prévaut, en période de faible achalandage, entre les différentes catégories de modèles. Établissez plusieurs scénarios et vous constaterez peut-être que peu de dollars vous séparent d’un véhicule plus confortable, muni de gâteries comme les sièges chauffants ou le système de navigation.

Mieux vaut opter pour plus spacieux au moment de la réservation plutôt qu’une fois sur place. Car si vous découvrez au comptoir de location que vos valises ne tiennent pas dans le coffre ou sous le couvre-bagages (là où elles devraient se trouver, à l’abri des regards malfaisants), le surclassement risque de vous coûter cher.

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Si, en Amérique du Nord, la plupart des véhicules de location sont offerts avec la boîte automatique, c’est plutôt la boîte manuelle qui est roi et maître en Europe. Là-bas, on vous fera payer davantage pour la transmission automatique – qui, bien souvent, n’équipe que les véhicules les plus luxueux. Tant mieux si vous conduisez «standard»…

Vous planifiez de longs trajets? Privilégiez les motorisations diesel (tant qu’elles existent encore…): vous réduirez de moitié votre facture de carburant.

Sachez que la presque totalité des compagnies de location n’établissent aucune limite de kilométrage.

Une fois que vous aurez décidé d’une catégorie de véhicules, vérifiez la liste des modèles qui sont proposés par le locateur. Et soyez vigilant: certaines compagnies répertorient comme «intermédiaires» des berlines qui sont pourtant des compactes.

Et sachez que ce qui suit n’est pas un mythe: si aucun véhicule de la catégorie réservée n’est disponible à votre arrivée au comptoir, on vous surclasse – ce qui doit se faire sans frais.

On veut vous «déclasser» ou la proposition qu’on vous fait d’un autre véhicule ne convient pas? Demandez à visiter l’aire de stationnement où se trouvent tous les modèles; peut-être y trouverez-vous celui qui répondra à vos besoins et tout le monde en sera content.

Prendre possession d’un véhicule de location à l’aéroport est généralement plus cher qu’à n’importe quel autre comptoir. Voyez, pour une même compagnie, où sont les autres points de service et renseignez-vous sur les coûts d’un taxi pour vous y rendre.

De même, récupérer un véhicule loué en un lieu et… le rendre en un autre endroit entraîne généralement des frais exorbitants. Revoyez votre itinéraire pour peut-être revenir sur vos pas ou envisagez un passage en train ou en avion.

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Sur le continent européen, une location «achat-rachat» est avantageuse pour les séjours d’au moins deux semaines, voire plus longs encore.

Une telle formule signifie que vous achetez la voiture, payez pour les jours d’utilisation et en fin de parcours, la remettez au constructeur. Le prix comprend généralement tous les frais, y compris une assurance multirisques sans franchise et un kilométrage illimité.

Principal avantage? Non seulement la voiture est neuve, mais vous vous assurez de la marque, de sa motorisation et de ses équipements.

Si vous avez déjà loué une voiture, vous savez à quel point l’assurance collision fait grimper la facture – parfois presque autant que le tarif du véhicule. Pourtant, il est primordial de s’assurer contre les dommages – avec ou sans franchise.

Ceci dit, les couvertures de votre propre assurance automobile ou offertes par votre carte de crédit font tout aussi bien l’affaire – qui plus est, elles sont gratuites.

Mais vérifiez-en quand même la portée et les conditions: sont-elles limitées dans leur durée? Assurent-elle contre le vandalisme? Obligent-elles le permis de conduire international (que vous devriez de toute façon posséder)?

Sachez que la plupart des protections d’assurance ne s’appliquent pas aux sportives exotiques et, généralement, ne couvrent pas les virées dans certaines contrées (Israël, Jamaïque, Irlande, entre autres).

Mais sinon, faites-en usage et déclinez l’onéreuse proposition de la compagnie de location. Attention: dans plusieurs pays européens, cette assurance collision est automatiquement incluse dans le prix de base. Si vous ne voulez pas dupliquer les coûts, assurez-vous qu’elle soit retirée de la prestation.

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Autre protection indispensable: la responsabilité civile. De fait, cette couverture est obligatoire dans plusieurs pays et états. En Europe, elle est généralement comprise dans le prix de base, mais si elle ne l’est pas, assurez-vous d’y souscrire.

Si vous possédez une assurance automobile, vous devriez déjà être couvert au Canada et aux États-Unis; renseignez-vous si c’est le cas.

Par contre, le seuil minimum risque d’être insuffisant. Le temps du séjour, faites-le augmenter à au moins deux millions de dollars. Vous serez ainsi mieux protégé en cas de sinistre, surtout aux États-Unis, où l’on ne badine pas avec les poursuites.

Avant le grand départ, imprimez le contrat, lisez-en bien les termes et conditions quant à l’heure et l’endroit de la cueillette, les modalités du retour ou encore les frais qui pourraient être chargés sur place (un supplément pour 2e conducteur, voire pour un conducteur de moins de 25 ans).

Assurez-vous de glisser tous les détails de la transaction avec vos autres documents de voyage: ce sera la preuve de ce que vous avez convenu et réservé.

Si vous misez sur la protection fournie par votre assurance automobile ou votre carte de crédit, demandez-leur à en recevoir les nécessaires preuves écrites; un imprimé des conditions puisées à même Internet ne suffit pas.

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Ça y est, vous voilà au comptoir de location. L’agent est pressé de vous mettre dans un véhicule et de vous voir partir? Ne vous laissez pas bousculer; prenez le temps de poser vos questions, de lire le contrat local et de vérifier, avant de le signer, si les détails concordent avec votre réservation.

Le préposé devrait vous accompagner jusqu’au véhicule loué pour en constater l’état avec vous. S’il ne le fait pas, insistez: vous voulez qu’il inscrive au contrat ce pare-choc enfoncé, cette portière égratignée, ce pare-brise amoché, ces jantes écorchées, ce revêtement de siège déchiré.

Au passage, vérifiez si la jauge d’essence indique que le réservoir est plein. Et profitez-en pour prendre quelques photos; on n’est jamais trop prudent.

Ne soyez pas trop inquiet, quand même: la plupart des locateurs ont un bon niveau de tolérance envers ce qu’ils appellent l’usure normale – par exemple, la peinture endommagée par une pierre libre ou un seuil du coffre éraflé par une valise.

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Un dernier point: avant de prendre la route, munissez-vous du numéro de téléphone du comptoir où l’on vous a servi. Advenant un pépin, le contact sera beaucoup plus efficace avec quelqu’un qui connaît le véhicule, qu’avec un agent de la centrale de réservations – qui reçoit des centaines d’appels du genre par jour.

Lorsque vous rendrez la voiture, assurez-vous d’avoir fait le plein – sinon, on vous chargera du carburant… et des frais de service. Et souvenez-vous: vous êtes responsable de toutes les contraventions encourues – la compagnie vous postera une facture ou se paiera à même votre carte de crédit…

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