Qui ne rêve pas d’un garage pour traverser sans (trop d’encombres) la froide saison? Au petit matin, non seulement vous y retrouvez la cabine de votre voiture à des niveaux de température confortables, mais les liquides et lubrifiants sont tout de suite au garde-à-vous, fin prêts à faire leur travail auprès des composantes mécaniques.

Épargnées de l’affligeant démarrage à froid, ces dernières vous le rendront à court terme avec une consommation moindre en carburant, de même qu’à plus longue échéance, en longévité et en fiabilité.

Et comme le système de pollution s’est déjà réchauffé, eh bien il entre tout de suite en scène, amoindrissant d’autant les émissions.

Le mercure a chuté sous les -30 degrés Celsius au cours de la nuit? Vous ne serez pas de ceux et celles qui font appel à CAA-Québec pour redonner vie à une batterie récalcitrante.

Un dernier avantage? Vous ne passerez pas de longs instants dans la froideur du matin à déneiger la carrosserie et à déglacer les vitres.

Tout au contraire, dès les premières secondes, votre véhicule sera sécuritaire pour tous, à commencer par vous-même, puisque votre visibilité ne sera pas entachée par un amas de glace oublié.

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Mais tous ces beaux avantages peuvent être profanés d’un grand inconvénient, si vous maintenez la température trop élevée dans votre garage. Car vous aurez là la recette parfaite pour accélérer la méchante corrosion.

Un peu comme une bouteille d’eau que l’on sort du frigo pour étancher sa soif lors d’une canicule, la voiture qui quitte le frette de l’hiver pour s’abriter dans un endroit chauffé comme un sauna souffrira de condensation.

Et qui dit condensation, dit humidité et, donc, accélération du processus de rouille.

Certes, l’air chaud fera fondre la neige et la glace, ce qui est une bien bonne chose, notamment pour les roues et leurs puits. (À ce sujet, lisez plus bas notre Saviez-vous que…)

Mais l’air chaud est un couteau à double tranchant: il active l’oxydation du sel de route qui, alors, s’attaquera plus rapidement aux panneaux, aux éléments sous-châssis et s’incrustera plus avant dans les interstices.

Dans une moindre mesure, il aura un effet néfaste sur la durabilité des joints d’étanchéité.

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C’est pourquoi l’idéal est un garage isolé, mais très peu chauffé – entre 5 et 10 degrés Celsius. Du coup, on économise sur la facture d’énergie résidentielle.

Il faut aussi savoir profiter de cet endroit à l’abri des intempéries pour combattre le processus de corrosion en lavant régulièrement sa voiture, question de la débarrasser de ses viles traces de sel.

Tous ces conseils ne permettent pas, bien sûr, de passer outre un bon traitement à l’huile antirouille. Après tout, notre pays, c’est l’hiver…

Si votre véhicule se met à vibrer après que vous ayez franchi une congère, c’est que presque assurément, de la neige et/ou de la glace se sont accumulées dans vos roues.

Des roues ainsi engoncées sont non seulement dérangeantes, elles sont dangereuses: déséquilibrées, elles perdent de leur stabilité. Et le fait qu’elles roulent irrégulièrement font cogner suspension et direction, ce qui à la longue peut endommager ces composantes mécaniques.

À long terme, c’est une usure inégale des pneumatiques que l’on s’achète, voire une légère surconsommation en carburant.

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Donc, si ça vibre, trouvez le plus rapidement possible un endroit sécuritaire pour vous arrêter (non, l’accotement des autoroutes n’est pas sécuritaire…). Vérifiez de visu vos roues, mais aussi leurs puits. Vous les voyez saturés de lourds résidus hivernaux? Débarrassez-les en avec votre balai à neige.

Si les conditions le permettent, passez au lave-auto – l’eau chaude du jet à haute pression aura encore plus raison de ces vilaines accumulations.

Vous reprenez la route et ça vibre encore? Le problème est ailleurs – des boulons desserrés, peut-être? Ne tardez pas à visiter votre garagiste; il en va de votre sécurité – et de celle des autres usagers de la route.

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