On doit l’application Road Trip à Malte Ubl, un cadre chez Google qui fait de la programmation et qui cherchait à se désennuyer lors de ses trajets routiers: «Je passe beaucoup de temps dans ma voiture à ne rien faire d’autre que de conduire et je me posais toutes sortes de questions sur les villes que je traversais. L’idée s’est imposée dans mon esprit.»

Il a lancé Road Trip il y a quelques semaines seulement.

Et oui, ça marche au Québec. En français.

L’application est simplissime: elle fonctionne avec le navigateur, le GPS et le système de synthèse vocale de votre téléphone ou de votre ordinateur. Vous passez dans une ville? L’application qui détecte la localité la cherche dans Wikipédia et… en lit la définition.

J’avoue, il est drôle d’entendre cette voix robotique déclamer les informations, mais c’est très instructif!

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Le service, conçu avec la plateforme glitch qui permet de développer des applications soi-même, a quelques défauts. Comme celui, majeur, de ne pas fonctionner sur le Safari du iPhone (mais ça marche sur un Mac).

On doit donc choisir Firefox ou Chrome comme navigateur – et alors, on doit créer soi-même l’icône pour l’afficher sur l’écran d’accueil du téléphone.

Aussi, Road Trip prononce souvent les points à la fin des phrases – ce qui est fort agaçant. En contrepartie, c’est rigolo quand la voix dit le mot «boule» pour les descriptions en style télégraphique!

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Cela dit, si vous traversez le quartier de Bordeaux, à Montréal, elle vous lira… Bordeaux, en France. Même chose à Windsor, Ontario: l’application vous parlera de Windsor, au Royaume-Uni.

Euh… lorsque je traversais le Village gai de Montréal, elle me parlait d’un village médiéval polonais. Allez savoir!

Cela dit, Road Trip fonctionne en français. Et si on veut sauter la section économique de la fiche Wikipédia pour entendre, disons, l’histoire, on tape sur le bouton «Skip Paragraph».

Vous voilà rendus à la prochaine ville ? Tapez sur le bouton «Next Article». On peut aussi déplacer la carte pour déposer le témoin sur la localité de son choix – évidemment, on laisse notre passager faire ça pendant que l’on conduit!).

C’est comme ça que j’ai appris que James Richard Cross avait été séquestré par le FLQ au 10 945, des Récollets, durant la Crise d’octobre 1970.

Et en plaçant le témoin sur Montréal-Nord, l’application m’a remémoré que… le jeune Fredy Villanueva y a été abattu par la police, le 11 août 2008.

Instructif, que je vous disais.