Ce truc est bien connu: maintenez une vitesse stable, sans jouer au yoyo avec votre pédale d’accélérateur et à tout le moins, vous contrôlerez votre consommation en carburant. C’est qu’il n’y a rien de pire que les freinages et les ré-accélérations brusques pour donner soif à votre moteur. D’ailleurs, votre voiture vous le prouve à tous les jours, en étant plus gourmande à petite vitesse variable en ville qu’à grande vitesse constante sur l’autoroute.

Ce truc-là, on le connaît moins bien. On s’imagine qu’il faut accélérer doucement pour tempérer sa consommation d’essence, mais rien n’est plus faux. Car plus on accélère doucement, plus on étire la demande en énergie avant d’atteindre sa vitesse de croisière. Plutôt, il vaut mieux accélérer franchement… mais pas trop non plus: la pédale aux deux tiers enfoncée, c’est parfait.

Pour maintenir la vitesse stable dont il est question au truc #1, il vous faut vous garder une petite gêne – lire: vos distances – d’avec les autres voitures. Les experts en sécurité routière soutiennent qu’il faut laisser de deux à trois secondes d’écart avec le véhicule devant, mais… si vous en comptez jusqu’à six, ça vous laissera tout le temps qu’il faut pour anticiper les mouvements de la circulation. Ça ralentit devant? Il vous suffit de lever le pied, de voir venir et… peut-être que vous n’aurez même pas à freiner.

Vous croyez que de laisser son véhicule rouler sur son air d’aller au point mort est une façon d’épargner du carburant? Erreur: les véhicules d’aujourd’hui (et ceux de la dernière décennie) sont conçus pour que leur alimentation en carburant soit coupée – lire: nulle – en décélération et ce, lorsqu’un rapport de transmission est engagé. Faites le test en consultant votre ordinateur de bord: de passer au «neutre» vous fera consommer un peu de carburant. Qui plus est, c’est tout à fait déconseillé par les experts en sécurité routière. Advenant une urgence, vous n’aurez pas la réaction suffisamment rapide s’il vous faut ré-engager la transmission…

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Autre truc, cette fois en mode accélération: évitez de faire révolutionner votre moteur, qu’il soit jumelé à une transmission manuelle ou à une boîte automatique avec mode manuel. Plutôt, survolez rapidement l’échelon des vitesses; de cette manière, votre régime-moteur sera à son plus bas, un facteur favorable pour la frugalité en essence.

Avec une boîte manuelle, la première vitesse ne devrait donc vous servir qu’à mettre le véhicule en mouvement. Même que, lorsque c’est possible, on saute des vitesses, par exemple en passant de la 2e à la 4e. Avec une boîte automatique, le passage à un rapport supérieur (et plus profitable) s’obtient en retirant brièvement le pied de l’accélérateur.

Au-delà du fait que de rouler à 120km/h sur l’autoroute peut vous attirer une contravention pour excès de vitesse, pareille habitude vous fait consommer 20% plus de carburant que si vous rouliez à 100km/h.

Vous avez bien lu: 20%. C’est dire que pour le véhicule moyen qui roule 100 kilomètres d’autoroute (aller-retour) tous les jours de la semaine et qui respecte les limites épargnera, avec les prix actuels du carburant, entre 40$ et 45$ par mois. Certes, si vous optez pour la vélocité prescrite, vous serez probablement l’un des plus lents à circuler sur les autoroutes du Québec. Mais vos $$ chèrement gagnés n’iront ni à la station service… ni dans les coffres de la SQ.

Oh, un (autre) bon truc: le régulateur de vitesse est un excellent moyen pour maintenir sa vitesse autoroutière…

La route est loin d’être un long fleuve tranquille – et voilà que vous circulez dans une région montagneuse, sillonnée par des chemins tout en dénivellation. Évidemment, vous profiterez des descentes pour laisser aller votre voiture – et pas au point mort (voir truc #4). Tout aussi évidemment, parce que vous vous souciez de la sécurité – et du code de la route! – vous respecterez les limites de vitesse qui prévalent dans le secteur.

En montée, il vous faudra aussi résister à la tentation d’enfoncer l’accélérateur, ce qui ferait grimper votre consommation. De fait, mieux vaut légèrement et graduellement relâcher la pédale de droite, afin de conserver le plus bas régime-moteur possible. Certes, vous atteindrez le sommet avec une vélocité moins grande, mais il y aura toujours lieu de vous reprendre à la descente suivante…

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L’une des meilleures manières d’économiser à la pompe est… d’éviter les bouchons de la circulation. Encore là, faites le test avec l’ordinateur de bord de votre véhicule et vous constaterez qu’une belle moyenne de 7,5L/100km obtenue sur la grand-route peut, après seulement cinq minutes de bouchon, facilement s’élever à du 9L/100km.

Comment éviter les bouchons? Les solutions sont multiples: écoutez la radio-circulation, choisissez des routes moins encombrées, reportez votre déplacement… voire empruntez les transports en commun. Bref, tous les moyens sont bons, quand l’essence flirte avec 1,35$ le litre…

On le sait, la consommation de nos véhicules est directement proportionnelle à notre utilisation de son climatiseur. L’augmentation peut toucher les 20% pour certains véhicules et c’est pourquoi vous entendez généralement le conseil suivant: ouvrez les fenêtres et prenez l’air, plutôt que d’actionner la commande rafraîchissante.

Mais… ce qu’on sait moins, c’est qu’en certaines occasions, la facture d’essence sera moins élevée si on ferme les fenêtres et on laisse le climatiseur faire son travail. Quelles sont ces occasions? Lisez-nous ici pour le savoir. Un tuyau: ça dépend de votre véhicule…

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C’est un secret de Polichinelle: tout poids additionnel (et non nécessaire, genre… la belle-mère?) à bord d’un véhicule vient affecter les prouesses de votre conduite écologique. Ce sac de sable que vous traînez dans le coffre depuis le dernier hiver… que fait-il encore dans votre coffre!? Même chose pour les entraves à l’aérodynamisme de votre véhicule, telle la boîte de toit: en avez-vous vraiment besoin, maintenant que les vacances sont terminées?

Quelle est la dernière fois où vous avez fait vérifier (ou vérifié vous-mêmes) la pression de vos pneus? Sachez qu’à chaque baisse de température occasionnée par Mère-Nature, ils en perdent un peu, de leur pression. Et lorsque sous-gonflés, ils souffrent d’une plus grande résistance sur le bitume et, donc, font augmenter la consommation en carburant de votre véhicule.

Idéalement, vérifiez leur pression et ajustez-la (ou faites-la ajuster) deux fois par mois. Pas de farce: deux fois par mois. Après tout, on est au Québec et par chez nous, le mercure joue au yoyo, été comme hiver…

Bonne nouvelle: non seulement cette pratique vous fera épargner du carburant – jusqu’à 3% dans certains cas – mais elle fera augmenter la durée de vie de vos pneus. Vous savez, ces quatre bidules de caoutchouc qui coûtent la peau des fesses…