Si les pneus sont un facteur très important en sécurité automobile, ils ne sont pas le seul: les essuie-glace ont aussi leur rôle à jouer dans la prévention des accidents, ne serait-ce que pour assurer une vision optimale.

Mais au gré des tempêtes, de la chaleur et des rayons UV, des heurts involontaires avec les grattoirs à neige, des saletés et des polluants atmosphériques… et surtout, au gré de leurs oscillations des heures et des heures durant, les lames de caoutchouc se détériorent.

Comment savoir si vos balais sont dégradés au point de devoir les remplacer? C’est tout simple: ils sont devenus bruyants et ils laissent des stries sur le pare-brise, bref ils ne font plus correctement leur boulot.

Du coup, ils peuvent être à la source d’une catastrophe, survenue parce que vous ne voyiez pas bien devant ou que, plutôt que de fermement tenir le volant, vous étiez occupé à secouer vos balais d’une main sortie par la fenêtre…

Voilà pourquoi CAA-Québec recommande, dans le cas d’une voiture principale, de remplacer vos essuie-glace à tous les six mois – et à chaque année dans le cas d’une voiture secondaire qui roule moins.

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Il y a une dizaine d’année, les automobilistes devaient choisir entre les essuie-glace d’été et ceux d’hiver – vous savez, ceux recouverts d’un caoutchouc plus ou moins bien ajusté…

Heureusement, les choses ont bien évolué depuis et pour cinq ou dix dollars de plus l’unité, on peut se procurer des balais quatre saisons à armature intégrée – aussi désignés “sans armature”.

Ou, dit encore plus simplement: “balais flexibles”.

Cette dernière désignation décrit bien ce type d’essuie-glace qui, comme l’explique Sylvain Légaré, superviseur des services-conseils automobiles à CAA-Québec, épouse mieux le pare-brise que les balais classiques, qu’importe s’il pleut ou s’il neige.

«Ils ont également moins tendance à prendre dans le vent, tout comme ils sont généralement plus faciles à dégager, après la tempête», dit le spécialiste de CAA-Québec.

Bon nombre de véhicules d’aujourd’hui misent sur des balais asymétriques qui n’ont pas la même longueur, alors prenez soin de choisir le bon format.

Et si vous roulez dans un utilitaire ou une voiture familiale, n’oubliez pas l’essuie-glace arrière: «Moins sollicité, ce balai peut être remplacé qu’une seule fois par année, idéalement avant l’hiver,» dit Sylvain Légaré.

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Profitez de l’occasion pour bien nettoyer votre pare-brise, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Vous évitez ainsi que les traces de doigts, les dépôts de fumée de cigarette ou tout autre saleté ne deviennent la cible des rayons du soleil et, comme un prisme, ne bigarrent votre vision.

Les essuie-glace – flexibles ou pas – sont généralement vendus avec les adaptateurs nécessaires à leur installation, une opération qu’un automobiliste un tant soit peu habile peut effectuer par lui-même.

Néanmoins, pour vous assurer de la bonne marche à suivre, visitez le site Internet du distributeur de pièces automobiles NAPA, qui livre de bons conseils d’installation .

Ne jetez pas vos «vieux» essuie-glace à la poubelle; plutôt, conservez-les dans le coffre de votre véhicule. Ainsi, vous pourrez dépanner un automobiliste en manque d’un balai… à commencer par vous-même.

Oh, avant de reprendre la route avec vos nouveaux balais, assurez-vous que ceux-ci sont bien fixés. En perdre un à vitesse d’autoroute en pleine tempête n’est vraiment pas une bonne idée…

Saviez-vous que c’est une femme qui a inventé l’essuie-glace?

Mary Anderson (1866-1953), native de l’Alabama, a eu l’idée d’une telle commande manuelle pour dégager les pare-brise à l’hiver 1903, lors d’une visite à New York. Elle avait noté qu’un machiniste maintenait la vitre ouverte d’un tramway en pleine tempête… afin de pouvoir en nettoyer le pare-brise.

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L’essuie-glace automatique a été inventé près de deux décennies plus tard par les frères Folberth, de Cleveland, en Ohio. Le système était activé par la pression d’air du moteur – avec pour conséquence que le balai ralentissait son mouvement lorsque le véhicule accélérait…

Il aura cependant fallu attendre les années 1960 pour que Robert Kearns invente l’essuie-glace à balayage intermittent.

Ce natif de l’Indiana, et un professeur universitaire de génie mécanique au Michigan, a proposé son dispositif aux constructeurs automobiles.

Ceux-ci l’ont refusé… mais ont quand même commencé à en équiper leurs véhicules (les premiers furent des Mercury en 1969).

Après des années de bataille juridique, Robert Kearns a obtenu gain de cause (et plusieurs millions de dollars) contre Ford et Chrysler.