Ce bon conseil, c’est Charlotte Sasseville, conseillère en affaires publiques au Bureau d’assurance du Canada (BAC), qui le livre.

Autre bon conseil, cette fois suggéré par CAA-québec: consulter plusieurs fournisseurs de produits d’assurance. La concurrence est féroce dans le domaine, et il est souvent possible de marchander sa clientèle. Même si l’on est avec le même assureur depuis quelques années – et que celui-ci offre un bon service – il est suggéré de vérifier si celui-ci demeure dans les prix.

Bilan routier qui s’améliore, campagnes de sensibilisation de la SAAQ, vieillissement de la population, efforts des corps policiers… voilà autant de raisons qui font baisser les primes – assurez-vous d’en profiter.

Tout assureur a accès à votre dossier de réclamations pour déterminer le risque que vous représentez. Ces données sont conservées durant six ans, et vous pouvez y avoir accès en en faisant la demande sur le site www.infoassurance.ca et auprès du Bureau d’assurance du Canada, à bac-quebec.qc.ca et au 514 288-4321 ou au 1 877 288-4321.

La première façon de payer une prime d’assurance abordable est donc, logiquement, de ne pas avoir de réclamations à son dossier. Mais le coût de celles-ci importe moins que leur nombre, précise George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA):

«L’une des pires erreurs est de déclarer à répétition de petits accidents, par exemple un rétroviseur endommagé sur une rue du plateau Mont-Royal.» Dans pareil cas, il vaudrait mieux assumer soi-même le montant de la réparation et n’obtenir l’aide de son assureur que lorsque le coût dépasse les 500$, voire les 1000$.

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Qu’on se le dise haut et fort: la couleur du véhicule n’affecte pas le montant de la prime. Rouge, blanc, noir… qu’importe.

Mais sa valeur et celle de ses accessoires comptent pour beaucoup. Par exemple, une transmission intégrale, un puissant moteur et une chaîne de sonorisation sophistiquée ajoutent au montant à débourser.

De plus, le nombre de kilomètres parcourus par année et le fait que le véhicule soit utilisé pour se rendre au travail (selon les régions) sont également pris en considération, ne serait-ce que pour l’inattention qui peut survenir lorsqu’on emprunte quotidiennement le même parcours.

D’ailleurs, à ce sujet, un rapport de l’Insurance Institute Highway Safety (IIHS), une agence au service des assureurs, relie l’inattention à 80% des accidents routiers. Au banc des accusés se retrouvent le téléphone cellulaire, évidemment, mais aussi (!) la lecture, le maquillage, le fait de fumer ou de boire et de manger, de même que la fatigue au volant.

Doit-on rappeler que si l’une de ces activités est carrément interdite au volant, les autres peuvent tout aussi bien entraîner des contraventions pour conduite dangereuse, notamment?

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Cool, le fait de conduire une petite voiture sport ou un gros pick-up? Certainement, mais c’est également très coûteux. Ces types de véhicules reviennent année après année dans le palmarès des véhicules les plus volés.

Cmment s’en sortir, alors? En choisissant des modèles qui sont boudés par les voleurs. «Nous vivons dans une société de consommation si forte que des biens encore de bonne qualité ont une valeur très faible, par exemple les berlines américaines», souligne George Iny, de l’APA.

Le coût de la prime d’assurance de ces berlines dévaluées sera donc raisonnable, ce qui en ferait alors de bonnes occasions pour les jeunes conducteurs. Et, dans ce cas, on pourrait même être tenté de ne l’assurer que partiellement…

L’une des pires erreurs à commettre quant à l’assurance est de maquiller ou d’omettre certains faits, par exemple de procurer à son enfant un véhicule tout en le déclarant comme sien.

Si l’assureur constate, après enquête à la suite d’une réclamation, que l’adolescent en question n’est pas le conducteur occasionnel tel que spécifié, le remboursement peut être diminué de moitié ou même totalement refusé. «Nous avons vu des cas où les dommages à l’automobile n’étaient remboursés qu’à 60, 40% ou même pas du tout », ajoute George Iny.

Et, dans ce cas, imaginez les difficultés à renouveler ses assurances…

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Dans le cas de véhicules d’une dizaine d’années et plus, il est suggéré – et parfois obligatoire – d’en faire faire l’évaluation pour en prouver le bon fonctionnement et ainsi obtenir une assurance.

Sinon, son propriétaire pourrait devoir faire sans la protection pour les dommages lors d’un accident responsable, ainsi que pour feu, vol et vandalisme. Pesez alors le pour et le contre advenant une perte totale de ce véhicule.

Autre suggestion – ou même obligation – de la part de l’assureur: le marquage du véhicule, le système antidémarrage ou d’alarme. Si les premiers sont parfois offerts gratuitement, il n’en va pas de même du dernier. Mais le coût en sera probablement compensé en partie par une prime d’assurance réduite.

Augmenter le montant de la franchise – ce qui n’est pas remboursé lors d’une réclamation ou communément appelé déductible – peut faire durablement diminuer sa prime d’assurance. Ainsi, accepter de payer les premiers 500$, voire les premiers 1000$ plutôt que 250$ lors d’un accident peut s’avérer judicieux à long terme… en autant qu’aucune réclamation ne soit faite.

De même, tentez de réunir les différents produits à assurer (automobile, maison, chalet, bateau…) auprès du même assureur, en échange de réductions supplémentaires.

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La meilleure façon de réduire ses assurances, dites-vous, est… de ne pas s’assurer du tout? Des petites nouvelles pour vous: obtenir une assurance automobile n’est pas un choix, mais bien une obligation au Québec et ce, pour un montant minimal de 50 000$.

Dans ce cas, mieux vaut alors laisser de côté ses sentiments et magasiner avec sa tête. Et si tout cela vous déplaît, il vous reste la solution d’obtenir l’aide d’un courtier qui s’occupera, lui, d’obtenir la meilleure protection selon vos besoins.