Malheureusement, plusieurs d’entre nous magasinons un véhicule sur un coup de tête et répondons aux questions des marchands sans même savoir ce que nous pouvons réellement payer.

Les dangers sont alors multiples: la détérioration de notre dossier de crédit, la possession d’une auto trop chère pour nous, l’incapacité à payer nos autres dettes et besoins, l’acquisition à un prix supérieur à celui qui possède un bon dossier de crédit, ainsi que le refus pur et simple d’obtenir le véhicule visé.

Tous les marchands consultent les mêmes données financières à notre sujet, des informations qui sont conservées par les firmes Equifax Canada et TransUnion Canada.

Celles-ci sont disponibles après en avoir autorisé l’accès: le moindre compte payé en retard, la moindre demande de crédit, de transfert ou de fermeture à répétition de cartes, les prêts contractés pour se procurer un REER, etc.

L’auteur de ce texte a même eu la surprise de constater, en faisant la demande pour comprendre comment cela fonctionne, d’apprendre que ce qui concernait sa première carte obtenue il y a 25 ans s’y trouvait encore!

Inutile donc de tenter de jouer au plus fin. Pire encore, le fait d’avoir tenté d’obtenir du crédit chez un marchand et d’avoir essuyé un refus donne la puce à l’oreille aux autres commerçants: pourquoi vous l’accorder si le précédent n’a pas voulu le faire? Ou pourquoi vous proposer un bon taux d’intérêt quand vous représentez un risque qui se paye chèrement?

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Un véhicule s’obtient à bien meilleur prix lorsque nous possédons un bon dossier de crédit. Celui-ci s’entretient, s’améliore et rapporte des dividendes à la condition que l’on veuille s’en préoccuper. (Lisez-nous ici pour savoir comment.)

Avoir un budget équilibré permet de mieux apprécier l’automobile en libérant les sommes nécessaires pour son entretien, pour son utilisation, pour son financement et pour les petites et grandes sorties aux abords d’un lac éloigné, dans les Maritimes ou au Sud de la frontière.

Et, évidemment, d’en prévoir le remplacement par un véhicule de rêve qui n’affectera en rien vos modes de vie actuel et futur…

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La budgétisation de ce qu’il en coûte pour utiliser un véhicule doit absolument être faite, même si cela ne semble pas très sexy ou agréable. Mais si cela vous permet de continuer d’aller en vacances, de cotiser à vos REER et de dormir l’esprit tranquille, cela en vaut décidément la peine.

Pour la Coalition des associations de consommateurs du Québec, il est important de dresser le portrait le plus complet et juste de la situation: «Il faut évaluer son vrai revenu net et ne pas compter sur d’éventuelles heures supplémentaires pour améliorer la situation,» précise l’organisme. 

On le sait, les Québécois vivent une histoire d’amour particulière avec l’automobile. Malheureusement, cette histoire d’amour coûte cher. Immatriculation, taxes, essence, financement, dépréciation… Souvent, cela équivaut à deuxième loyer.

D’ailleurs, faites le test: vous songez à remplacer votre véhicule actuel ou tout simplement à faire l’acquisition d’une première voiture? Pendant quelques mois, économisez l’équivalent de ce que coûtera la future auto simplement pour savoir si vous en avez vraiment les moyens.

Cela dit, pas d’entourloupettes: le moment venu, les sommes mises de côté ne devraient pas servir à s’en procurer une plus chère que prévu!

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Statistiques Canada évaluait à la fin de la dernière décennie que la dette moyenne des ménages canadiens s’élevait à 119 000 dollars. Les jeunes couples avaient un taux d’endettement de 180%, ce qui signifie que pour chaque 1000 dollars gagnés, 1800 dollars étaient dûs.

La baisse des taux d’intérêt a même fait en sorte que les gens s’endettent davantage: l’endettement moyen a plus que doublé depuis 1984.

Pas besoin de vous rappeler que les problèmes d’argent minent la vie des gens. Tension, insomnie, divorce, anxiété, migraine ne sont que quelques-uns des symptômes et difficultés vécus par les personnes ayant d’importants défis financiers. Et cela peut arriver à tout le monde.

Cela dit, personne n’a vraiment envie de «garrocher» 100 000$ par les fenêtres sur une période de 15 ans, n’est-ce pas? Pourtant, c’est ce que ça coûte, grosso modo.

Vous ne nous croyez pas? Lisez ici notre reportage sur ce que ça coûte vraiment, une voiture – à acheter, mais aussi à assurer, à entretenir, à faire rouler, à réparer…

Alors, avant de vous embarquer…

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Le cadre financier idéal est propre et différent à chacun d’entre nous. Mais il est possible de tracer quelques grandes lignes qu’il serait judicieux de suivre:
 

  • Vivre un peu en dessous de ses moyens;
  • Mettre de côté au moins de 5 à 10% de ses revenus dans des véhicules financiers tels que REER, REEE, compte de banque, obligations et CELI;
  • Avoir accumulé ce qui est nécessaire pour vivre durant un à trois mois pour pallier une maladie soudaine ou une perte d’emploi;
  • Prévenir les coups en budgétisant toutes les dépenses, même les plus petites telles que le café au bureau ou le chocolat au dépanneur;
  • Remettre le plus souvent possible à zéro ses cartes de crédit, puisque l’intérêt est payé sur le plus ancien achat en fonction du montant total du compte dû, et non de ce qu’il reste à payer;
  • Toujours payer le solde minimum de ses cartes de crédit;
  • Avoir le moins de cartes de crédit possible;
  • Conserver le solde de ses cartes à moins de la moitié du crédit disponible;
  • Faire le moins de demandes de crédit possible;
  • Calculer les coûts en fonction du prix total des objets achetés et non en se servant de mensualités (la plus grande arnaque marketing, s’il en est une);
  • Ne pas payer ses cartes avec sa marge de crédit;
  • Établir un budget réaliste tout en se gardant quelques plaisirs et distractions, lesquels sont également comptabilisés;

Plusieurs ressources peuvent vous aider à établir un bon budget sous formes de guides à remplir, de sites Internet, de calculettes automatisées et d’intervenants neutres. Consultez par exemple l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, la Coalition des associations de consommateurs du Québec et l’Office de la protection du consommateur.

Ces spécialistes, avec qui vous pouvez échanger de façon confidentielle, vous aideront gratuitement ou pour un coût très modeste.

De notre côté, nous ne saurions trop vous recommander de lire ici notre dossier sur l’Autopartage. En effet, pourquoi ne pas partager ce qui, de toute façon, dort 95% du temps dans un stationnement?

Autopartage: payer pour l’auto comme on paie pour le train ou l’avion

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L’Autopartage, est-ce que ça vaut financièrement la peine?