Les premiers moments suivant la collision sont d’une importance capitale et ce, non seulement pour votre sécurité, mais aussi d’un point de vue juridique et pour les assurances.

En effet, la façon dont vous réagirez dans les instants suivant l’impact aura une incidence directe sur le processus de réclamation et la vitesse avec laquelle vous obtiendrez un remboursement – et que vous pourrez enfin tourner la page.

S’il suffit d’un simple accrochage pour vous secouer, alors aussi bien vous préparer à l’avance afin de savoir quoi faire le moment venu.

Ne perdez jamais votre calme. Le fait d’injurier l’autre conducteur ne réglera absolument rien. De plus, il n’est pas recommandé de prendre le blâme pour l’incident et ce, même si vous croyez être en tort. C’est le bon vieux principe du «tout ce que vous direz»…

Vous devriez toujours conserver une trousse d’urgence dans le coffre de la voiture. Idéalement, cette trousse contiendra des fournitures de premiers soins de base, une boîte à outils, un nécessaire de réparation des perforations, un extincteur, une lampe de poche, des câbles de démarrage, de l’eau en bouteille, une couverture thermique et des aliments non périssables.

Étape 1 : Arrêtez le moteur

Si le moteur tourne toujours, éteignez-le. Cette précaution peut vous sembler futile, mais il est facile de paniquer lors d’une collision.

Étape 2 : Êtes-vous blessé?

Les mesures à prendre, le cas échéant, dépendent de la gravité de l’accident. S’il y a des blessés, composez immédiatement le 911 et suivez les instructions de l’opérateur. Les services policiers et d’urgence arriveront dès que possible sur les lieux de l’accident.

Vous soupçonnez l’un des conducteurs impliqués d’être en état d’ébriété ou d’être sous l’effet de drogues? Encore une fois, composez le 911 et suivez les instructions de l’opérateur. Juste au cas où, prenez le numéro de sa plaque d’immatriculation. Si l’envie de prendre ses jambes à son coup passe par la tête du fautif, il sera facile aux policiers de le retracer.

Si personne n’est blessé, et que les parties impliqués arrivent à se parler poliment, pas besoin de communiquer avec les policiers. Encore une fois, trop de gens s’imaginent qu’accident = autorités. Lorsqu’il n’y a pas de blessés, c’est inutile, la responsabilité de l’accident sera déterminée par les assureurs en fonction des informations fournies.

Étape 3 : Mettez-vous à l’abri

Vous pouvez maintenant vous concentrer sur la prochaine étape: vous mettre à l’abri des autres voitures. Si vous croyez pouvoir déplacer votre véhicule sur l’accotement de façon sécuritaire, faites-le. Encore aujourd’hui, trop d’automobilistes croient qu’il ne faut pas déplacer les automobiles avant l’arrivée des policiers. C’est faux: les agents de la paix ne sont pas là pour déterminer à qui revient la faute, ce sont les assureurs qui se chargeront de cette tâche, selon une grille de situations déjà bien établie.

Si vous ne pouvez pas déplacer les véhicules, allumez vos feux de détresse. Vous avez des fusées éclairantes, des triangles avertisseurs? Utilisez-les. Vous ne savez pas? Vérifiez dans le coffre de votre voiture, c’est là que certains constructeurs les placent.

Bref, assurez-vous que votre véhicule est aussi visible que possible pour les autres automobilistes, mais sans pour autant bloquer davantage la circulation.

Étape 4 : Coordonnées des autres conducteurs

Prenez en note les coordonnées des autres conducteurs impliqués dans l’accident : noms, adresses, numéros de téléphone, numéros de permis de conduire et numéros de plaques d’immatriculation. Assurez-vous également de prendre en note les coordonnées du propriétaire immatriculé du véhicule, car rien ne garantit que celui-ci appartient au conducteur.

Étape 5 : Coordonnées des témoins potentiels

Si des passants ou d’autres conducteurs ont été témoins de la scène, ou encore s’il y avait des passagers, prenez également en note leurs coordonnées. On ne sait jamais – et généralement, les témoins apportent très volontairement leur contribution de tierce partie.
 
Étape 6 : Circonstances de l’accident

Prenez en note l’endroit où l’accident a eu lieu, la date, l’heure, les conditions météorologiques, les conditions routières et la vitesse approximative à laquelle vous vous déplaciez. Tracez un diagramme de la scène, prenez quelques photos. Évidemment, si vous avez un constat amiable dans votre boîte à gants, la tâche sera d’autant facilitée…

Étape 7 : Déclarez l’accident à votre compagnie d’assurance

Une fois que vous disposez de tous les renseignements pertinents, déclarez l’accident à votre compagnie d’assurance, ou encore à votre agent ou votre courtier d’assurance. Ne tardez pas.

Si on doit remorquer votre véhicule, le conducteur de la remorqueuse est tenu par la loi de la conduire au centre de signalement le plus près. Si on vous propose de le remorquer auprès d’un garage, déclinez l’offre.