Il n’y a rien de plus ordinaire qu’une Nissan Leaf qui circule à Tokyo. Sauf lorsqu’il s’agit de celle que conduit Marek Kamiński dans le cadre de l’Expédition Sans Trace (NoTraceExpedition).

En entrant dans la capitale nipponne, le 15 août, cet explorateur des temps modernes a complété un périple de plus de 13 000 km sur deux continents, qui l’a mené de la Pologne au Japon en trois mois «sans trace». Voilà ce que nous apprend un communiqué tout juste publié par Nissan.

Marek Kamiński se présente comme un explorateur polaire. Ce Polonais de 54 ans a été le premier homme à avoir marché jusqu’aux deux pôles — nord et sud — la même année. Cet exploit réalisé en 1995 a d’ailleurs été reconnu par l’organisation des Records du monde Guinness.

Mais ce n’était pas son premier coup d’éclat. Cinq ans plus tôt, il avait parcouru 350 km en skis dans l’environnement inhospitalier du Svalbard, un archipel norvégien situé dans l’océan Arctique.

Kamiński a affronté les océans, entre autres en traversant l’Atlantique en voilier, en 1999, et fait l’ascension de hauts sommets, comme le Gunnbjørn Fjeld au Groenland, en 2008.
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À côté de tous ces exploits, la #NoTraceExpedition (c’est ainsi qu’il l’a baptisée) devait ressembler à un voyage d’agrément. Un très long voyage d’agrément.

Cette expédition a débuté à Zakopane en Pologne, le 31 mai. Kamiński a alors traversé la Lituanie, la Biélorussie, la Russie, la Mongolie, la Chine et la Corée du Sud avant d’arriver au Japon.

Par ce périple, l’explorateur polonais souhaitait démontrer qu’il est possible de se déplacer sur de très grandes distances, même hors des grandes agglomérations, au volant d’un véhicule électrique.

Sachant qu’il devrait affronter des lieux inhospitaliers comme, par exemple, les steppes désertiques de Russie et les pistes poussiéreuses de Mongolie, il avait prévu des solutions de recharge inventives.

Sa voiture, dont l’habitacle avait été réaménagé pour lui permettre d’y dormir, transportait une panoplie de câbles et des boîtiers de connexions permettant de recharger la batterie à l’aide des sources électriques allant de 6 à 35 ampères.

Pour se rendre au Japon, Kamiński a parcouru environ 13 000 km. Depuis qu’il est arrivé dans l’archipel, le 9 août, il a parcouru 3 000 km additionnels. Un communiqué publié par Nissan International SA cette semaine nous apprend qu’il a dû recharger la batterie de sa Leaf 53 fois pour réaliser ce périple.

De plus, son autonomie moyenne a été de 250 km, alors que la plus longue distance parcourue entre deux recharges a été de 493 km.

Et maintenant, Kamiński s’apprête à reprendre le volant pour faire, cette fois, le trajet inverse. Rendez-vous à Zakopane dans trois mois !

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