Le Ford Explorer et le Jeep Grand Cherokee 2018, deux utilitaires de taille moyenne parmi les plus populaires, ont fait piètre figure lors d’une récente ronde de tests de collisions réalisés par l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS). Dans un communiqué publié aujourd’hui, cet organisme de recherche indépendant des États-Unis leur attribue sa cote globale la plus basse, soit Médiocre.

HeapMedia486400

Dans ce communiqué, l’IIHS affirme que ces essais ont mis en lumière de « sérieuses lacunes » pour ces modèles comme, par exemple, des défauts structurels, des sacs gonflables qui ne se déploient pas comme prévu et un manque de protection au niveau de la tête des passagers avant.

En outre, parmi six autres utilitaires populaires également mis à l’essai, le Kia Sorento 2019, le GMC Acadia 2018 et le Volkswagen Atlas 2018 ont obtenu la cote globale Bon (la meilleure), alors que le Honda Pilot 2018, le Nissan Pathfinder 2018 et le Toyota Highlander 2018 ont décroché la cote Acceptable, un cran en dessous.
.

Le Ford Explorer a obtenu la plus basse cote parce que son châssis monocoque a cédé lors du test de collision à faible chevauchement, causant une intrusion importante d’éléments mécaniques et structurels dans l’habitacle.

Les résultats de ce test suggèrent qu’une collision du genre survenant du côté passager pourrait causer des blessures à la hanche droite et à la jambe gauche du passager.

L’IIHS précise que le châssis du Ford a également fait preuve de faiblesse côte conducteur.
.

De son côté, Ford affirme qu’une nouvelle génération d’Explorer qu’on découvrira en 2019 devrait offrir plus de protection pour les deux occupants des places avant dans le cas de collisions du genre.

Pour ce qui est du Jeep Grand Cherokee, le même test a démontré de graves faiblesses structurelles. Le passager avant pourrait subir des blessures à la jambe droite en raison d’une importante intrusion d’éléments mécaniques et structurels dans l’habitacle.

Il pourrait même subir des blessures graves à la tête, puisque le sac gonflable latéral ne s’est pas déployé comme prévu et que la portière s’est ouverte au moment de la collision.
.

Pour leur part, les Honda Pilot, Nissan Pathfinder et Toyota Highlander 2018 n’ont pu obtenir mieux qu’une cote Acceptable.

L’IIHS affirme que le mannequin assis dans le siège du passager du Pilot démontre qu’une personne aurait subi des blessures à la tête en heurtant le tableau de bord. Par contre, le niveau de résistance de son châssis serait satisfaisant, l’habitacle n’ayant pas subi d’intrusion importante.

Dans le cas du Highlander, au contraire, l’intrusion d’éléments mécaniques et structurels dans l’habitacle serait importante, au point de peut-être causer au passager avant des blessures aux jambes.

Dans le Pathfinder, enfin, les sacs gonflables frontal et latéral ont empêché la tête du mannequin de heurter des éléments structurels rigides. De plus, l’intrusion d’éléments mécaniques et structurels dans l’habitacle n’entraînerait pas de blessure grave.

Trois modèles ressortent victorieux de ces tests. Le Kia Sorento 2019, un modèle fraîchement renouvelé, obtient la meilleure cote pour tous les tests réalisés de même que la mention « Top Safety Pick+ ».

Le Volkswagen Atlas 2018, qui a été lancé il y a quelques mois, obtient aussi la meilleure cote pour tous les tests réalisés, tout comme le GMC Acadia 2018 d’ailleurs, autre nouveauté récente, auquel l’IIHS a cependant décerné la cote Acceptable pour des systèmes de retenue perfectibles.

Ces deux utilitaires, enfin, n’ont pas obtenu la mention Top Safety Pick+ en raison de leur système d’éclairage auquel l’IIHS a attribué la cote Faible.

L’IIHS explique ces résultats peu reluisants par le fait que ces utilitaires de taille moyenne sont les premiers à être soumis à son nouveau test de collision frontale à faible chevauchement, un test qui est réalisé depuis 2012 seulement.

Ce test sert à évaluer les dégâts causés par une collision où le coin avant du véhicule percute un obstacle fixe, un scénario représentatif d’une majorité d’accidents selon l’IIHS.

Pour ce test, le coin avant du véhicule, sur une surface qui représente 25 % de sa surface frontale, heurte un obstacle fixe haut de 1,5 m à 64 km/h.

Ce test reproduirait fidèlement les dommages subis lors d’une collision frontale typique avec, par exemple, un véhicule roulant à contresens, ou lorsque le véhicule heurte un arbre ou un poteau téléphonique.

Les résultats obtenus seraient plus représentatifs que ceux tirés du test de collision frontale à chevauchement modéré, où 40 % de la surface frontale du véhicule heurte un obstacle fixe.

Par ailleurs, il s’agit là de seulement un des tests de collisions réalisés par l’IIHS. Outre la collision à faible chevauchement et à chevauchement modéré, cet organisme effectue également des tests de collision latérale et de tonneau, de même que des tests reliés aux sièges et à leurs appuie-tête, de même qu’aux encrages pour sièges d’appoint pour bambins.

Les résultats de ces tests sont exprimés par une échelle de valeurs à quatre niveaux : Bon, Acceptable, Faible et Médiocre (Good, Acceptable, Marginal et Poor).

À cela s’ajoute la cote Top Safety Pick+ (meilleur choix pour la sécurité+) que l’IIHS attribue à un véhicule :

  • Qui obtient la cote Bon pour chacun des cinq tests de collisions;
  • Qui a des phares dont la performance obtient la cote Bon ou Acceptable;
  • Qui dispose de dispositifs de prévention de collision auxquels l’IIHS attribue une cote Avancé ou Supérieur.

Si le véhicule obtient la cote Bon dans les cinq tests de collisions, mais que ses phares obtiennent une cote inférieure à Acceptable, alors l’IIHS lui décerne le titre Top Safety Pick sans le « + ».

Rappelons que l’IIHS est un organisme indépendant de recherche et d’enseignement subventionné par les entreprises d’assurances des États-Unis. Fondé en 1959, il a pour mission de réduire le nombre de décès et la gravité des blessures et des dommages matériels causés par les accidents de la route.