Que des bons côtés aux Véhicules d’Occasion Certifiés – ou VOC, comme vous avez pu le lire ici? Évidemment, non. Comme dans toute bonne transaction mettant en cause des véhicules usagés, certifiés ou pas, quelques points sont à surveiller. Voici lesquels.

  • Les programmes VOC vous chantent l’inspection en 120 points, 130 points, 150 points… L’important n’est pas tant le nombre, mais bien la liste de ce qui est inspecté – et de ce qui a été réparé. Demandez à ce qu’on vous remettre une copie du rapport d’inspection.
  • Vous n’achèteriez pas une maison pour laquelle l’agent immobilier jure d’une l’inspection au bilan parfait, n’est-ce pas? Même chose pour véhicule d’occasion certifié – VOC: faites-le inspecter par un tiers indépendant. Pour plus ou moins 150$, vous saurez si les devoirs de certification ont été faits – ou pas.
  • À peu près tous les programmes VOC vous remettent l’historique CarProof, un rapport «qui n’est pas parfait, mais qui est nettement mieux que pas de rapport du tout,» dit George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA).

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  • Mettez encore plus de chances de votre côté en réclamant les preuves d’entretien et de réparations du véhicule. Si une garantie originale du constructeur couvre encore le véhicule, demandez-en l’échéance précise (en temps et en kilomètres).
  • Aucun organisme provincial ou national ne vient gérer les critères des programmes VOC – encore moins leur application. Des inégalités existent entre les différents plans, choisissez donc le vôtre en fonction de vos priorités: une meilleure garantie ou un privilège d’échange plus généreux? Des vidanges d’huile gratuites ou des taux d’intérêts plus avantageux?
  • L’une des principales raisons qui vous fait vous tourner vers un véhicule VOC est sa garantie? Prenez le temps de bien en lire les conditions. Et voyez si elle proposée par le constructeur (c’est parfait), le concessionnaire (vous limitez vos options) ou par une tierce entreprise (que savez-vous de celle-ci?).
  • Posez des questions quant à cette garantie: couvre-t-elle pare-choc à pare-choc, les composantes principales ou uniquement le groupe motopropulseur? Vous impose-t-elle de respecter un calendrier d’entretien? Chaque réparation est-elle sujette à un déductible? Est-elle est transférable… sans frais?

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  • Attention aux privilèges d’échange: certains plan permettent des périodes et des distances de grâce jusqu’à 10 fois plus généreuses que d’autres. Demandez si des frais d’administration (ou autres) vous seront chargés.
  • Comme pour tout véhicule usagé – et tout véhicule neuf d’ailleurs, le prix d’un véhicule CPO, ça se négocie. Le prix n’est pas suffisamment réduit à votre goût? N’hésitez pas à réquisitionner plus d’éléments de certification.

Après tout, vous déboursez une prime pour vous acheter la paix d’esprit du véhicule certifié, assurez-vous d’en avoir pour votre argent!

… les Québécois conduisent en moyenne 16 000 kilomètres par an. Le compteur d’un véhicule âgé de cinq ans devrait donc, logiquement, afficher plus ou moins 80 000 kilomètres. S’il en indique moins, soit vous avez là une excellente affaire… soit vous êtes en train de vous faire rouler.

Posez-vous la question: qui n’a pas entendu parler d’un automobiliste ayant «reculé» l’odomètre de son véhicule loué pour ne pas être pénalisé en fin de bail? Non seulement la pratique est tout à fait illégale, mais elle fait malheureusement en sorte que vous débourserez plusieurs milliers de dollars de «prime» pour une auto… qui n’en vaut pas autant.

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