Il y a quelques semaines, j’avais la chance d’assister au plus gros rassemblement européen de fanatiques de la marque Volkswagen, le Wörthersee, où j’ai peu renouer avec quelques modèles du passé, tels les Rabbit (Golf I), Scirocco, Corrado et autres.

Invité sur place par Volkswagen, qui profitait de l’événement pour dévoiler les Concept Golf R400 et GTI Roadster, il nous fallait toutefois conduire depuis Munich jusqu’en Autriche, où avait lieu l’événement. Avec un peu plus de 400 kilomètres à faire sur les Autobahn, Volkswagen avait préparé pour nous quelques véhicules que nous allions mettre à l’essai, à l’aller comme au retour. Ainsi, nous avions à notre disposition la nouvelle Golf GTI, la puissante Golf R, la Golf R Cabrio, le cabriolet Audi S3 ainsi que la charmante Audi S1.

C’est au volant de l’Audi S1 que j’ai donc choisi, avec mon ami Mathieu St-Pierre, de prendre la route. Et croyez-moi, quelques tours de roues ont suffi pour me séduire. Jolie comme tout, nerveuse et super dynamique, cette petite bombe de 228 chevaux m’a immédiatement charmée. Dotée d’une boîte manuelle à six rapports, d’un moteur 2,0 litres turbocompressé et bien sûr, de la traction intégrale Quattro, cette minuscule Audi constitue à mon sens la définition même du plaisir de conduire. Qui plus est, avec son habitacle très contemporain doté des toutes dernières technologies en matière de design et de connectivité, vous là une voiture qui, à mon sens, est fin prête pour une commercialisation nord-américaine.

Évidemment, Audi affirme que le marché est inexistant chez nous, puisque les Américains détestent viscéralement les voitures à hayon. Voilà d’ailleurs pourquoi on a abandonné la A3 Sportback pour la remplacer par cette nouvelle berline, à peine débarquée chez les concessionnaires.

Toutefois, si dans le cas d’une voiture comme l’A3, la décision est compréhensible, je doute que la situation de l’A1, ou de la S1, soit identique. En ce qui me concerne, la S1 pourrait constituer une rivale directe de la Mini Cooper S (plus courte de seulement 1 centimètre), en proposant une dynamique de conduite très semblable, un look aussi charmant et probablement aussi intemporel, tout en ayant l’avantage d’offrir la traction intégrale. Bien sûr, il faudrait vendre cette voiture à fort prix (entre 25 000$ et 40 000$), mais j’oserais croire que la petite A1/S1 aurait du succès chez nous, et particulièrement en milieu urbain.

Cela dit, à défaut de pouvoir la conduire sur nos routes, j’aurai au moins eu la chance de la pousser sur l’Autobahn, pour atteindre sa vitesse maximale de 250 km/h…