C’est lors d’un événement privé tenu par la veille par le constructeur que nous avons eu la chance de la découvrir. Mieux encore, nous avons pu en prendre le volant. Bien sûr, 15 petites minutes passées à arpenter le quartier de Los Angeles où avait lieu le dévoilement ne sont pas suffisantes pour y aller d’une analyse exhaustive, mais assez pour vous dire ceci; la Honda Civic Si peut dormir en paix.

Cela dit, cette version n’est pas dénuée d’intérêt alors qu’elle propose une allure sportive, un intérieur doté de sièges moulants et un moteur 4-cylindres turbo en santé. En fait, il s’agit du même bloc qu’on peut retrouver dans la version turbo mentionnée en introduction. La variante NISMO ajoute une suspension aux réglages plus fermes, essentiellement.

Elle est livrable équipée d’une boîte manuelle à six rapports, mais aussi de la transmission à variation continue du constructeur. Cette dernière a profité de légers ajustements pour être plus prompte au service de cette variante.

Du reste, on ne parle pas d’une voiture vraiment sportive, mais plutôt d’une voiture qui peut être conduite plus sportivement : nuance. Nous aurons certes l’occasion de revenir sur ce modèle après un essai plus concluant.

En attendant, nous avions sur place d’autres bolides à nous mettre sous la dent. Ces derniers, toutefois, appartenaient au passé de la marque. Du lot qui était présent, deux ont retenu notre attention.

Le modèle Fairlady est apparu à la fin des années 50 chez Datsun (le nom que portait Nissan à l’époque). Il a été emprunté à la comédie musicale My Fair Lady qui avait été vue et appréciée en 1958 par le grand patron de la firme à ce moment, Katsuji Kawamata. Le nom sera utilisé tout au long des années 60 pour désigner un roadster.

En 1960 et 1961, le modèle ressemblait à celui que vous voyez. Son tirage fut très limité, soit environ 300 modèles. Dans le cas de la version SPL213, la production exacte a été de 217 unités.

Vous comprendrez que le modèle aperçu n’est pas à vendre et que s’il l’avait été, le prix n’aurait probablement pas été très abordable.

Ses lignes ont néanmoins charmé le public présent. Sous le capot de cette création, on retrouve un 4-cylindres de 1,2 litre qui produit 59 chevaux et 67 livres-pieds de couple. Une boîte manuelle à quatre rapports lui est associée.

Fait intéressant, toutes les versions produites visaient à être exportées aux États-Unis. Conséquemment, le volant se trouve toujours à gauche.

Un superbe morceau

Dans un tout autre registre, la 510 de Datsun a été une voiture hyper populaire chez nous. Cependant, l’édition présente à l’événement portait les lettres GT-R, chose qu’on ne voit pas tous les jours.

Avec un modèle similaire, Datsun participait au championnat en série Trans Am à l’époque. En fait, en 1971 et en 1972, c’est avec une 510 qu’elle remportait le championnat dans sa catégorie avec John Morton au volant. L’exploit a eu pour effet de faire connaître le modèle auprès du public.

Malheureusement, il n’était pas possible de prendre le volant de l’un ou l’autre de ces classiques.

Ce qui est intéressant dans l’approche de Nissan, c’est que pour la première fois, le traitement NISMO a été réservé à une berline. Voilà qui ouvre la voie à des possibilités intéressantes pour l’avenir. Avec la Passat GT présentée chez Volkswagen, l’arrivée prochaine d’une version TRD de la Toyota Camry, aura-t-on droit à une variante NISMO de l’Altima dans un avenir rapproché?

La question mérite d’être posée.