Ainsi, pour 2017, le CX-5, qui est sans contredit l’un des produits vedettes de la famille, subit des changements importants, et pas seulement sur le plan esthétique.

La grande nouveauté, c’est l’arrivée du moteur 4-cylindres Diesel SKYACTIV-D promis depuis des années. D’une cylindrée de 2,2 litres, il va certainement proposer une consommation de carburant qui va plaire au grand public. Pour l’instant toutefois, aucune donnée ne nous a été transmise à cet effet, ni quant au niveau de performance qu’il avancera.

Dans son communiqué de presse, Mazda a d’ailleurs été peu loquace, se contentant d’expliquer que le nouveau venu respectait les normes environnementales et qu’il allait permettre au CX-5 d’être le véhicule le plus frugal dans son segment. Pour l’instant, on ne sait pas si une boîte manuelle sera proposée avec la nouvelle mécanique qui sera disponible un peu plus tard au cours de l’année 2017. Lors de tests que nous avions réalisés en 2011 à la présentation de la technologie SKYACTIV, ce moteur, qui était alors en développement, pouvait être servi avec une boîte manuelle ou une transmission automatique, toutes deux à six rapports.

À suivre, donc.

Pour en terminer avec la mécanique, mentionnons que les deux autres blocs 4-cylindres, 2 litres et 2,5 litres, sont de retour. Le premier peut toujours être servi avec une boîte mécanique.

Autrement, le CX-5 adopte une silhouette plus moderne et au style plus agressif, surtout à l’avant. On remarque une grille qui s’apparente à celle greffée au nouveau CX-9. Le centre de gravité du véhicule a été légèrement abaissé et tant à l’avant qu’à l’arrière, on a élargi le produit d’une dizaine de millimètres, question de lui donner une pose plus affirmée. Le pilier A repose aussi 35 millimètres vers l’arrière; il en résulte une meilleure visibilité de l’intérieur cependant que de l’extérieur, la vue de profil nous donne l’impression d’être en présence d’un véhicule à vocation plus sportive.

Enfin, à bord, Mazda s’est attardée à l’expérience vécue par les occupants en revoyant la qualité des matériaux et l’emplacement de certains éléments, question que tous soient plus à l’aise lors des petites et longues randonnées. Par exemple, la console centrale a été rehaussée pour un accès plus convivial. Le levier de vitesse a quant à lui grimpé de 60 millimètres sur les versions à transmission automatique, 40 millimètres sur les manuelles. À l’arrière, des sièges chauffants sont même proposés. On nous promet aussi une cabine plus silencieuse.

En somme, le CX-5 s’est mis au goût du jour, mais cette révision en est une d’importance. C’est normal pour un constructeur d’agir ainsi lorsque son produit compte pour près de 25 % de ses ventes à travers le monde.

Comme mentionné, le CX-5 est un produit dont l’importance est capitale dans le portfolio de Mazda. Il est donc tout désigné qu’il soit le premier de la famille à recevoir l’attendue motorisation Diesel que Mazda a enfin réussi à faire homologuer pour le marché américain. Nul doute, avec ces changements, le CX-5 va consolider sa position dans le segment et avec l’arrivée d’un Honda CR-V 2017 tout neuf, le moment ne pouvait être mieux choisi.