Cette Audi RS 5 pourrait passer pour un cabriolet ordinaire. Car il faut un oeil de lynx pour reconnaître les caractéristiques qui la distinguent d’une A5 ou d’une S5. Le connaisseur, lui, sait les reconnaître…

Le cabriolet RS 5 a fait ses débuts sur le marché canadien au Salon international de l’auto de Montréal la semaine dernière. Et si vous avez vu la voiture qui était exposée au kiosque de la marque au Palais des congrès, comptez-vous chanceux, car il s’agit d’une voiture d’exception dont très peu d’exemplaires aboutiront sur nos routes.

Dans la chapelle aux quatre anneaux, le vocable RS 5 suscite la plus grande admiration. Les lettres RS désignent les modèles Audi produits au compte-gouttes par sa division de véhicules de hautes performances : Quattro GmbH.

Cette filiale à part entière d’Audi, qui occupe l’ancienne usine de NSU à Neckarsulm, en Allemagne, produit des équivalents des produits réalisés par AMG pour Mercedes-Benz et par BMW M (anciennement BMW Motorsport)… même si les gens d’Audi prétendent que les RS occupent un créneau bien au-delà de ce menu fretin !

Qu’on adhère ou non à cette vision, il n’empêche que la RS 5 cache sous des traits plutôt humbles un bolide d’Autobahn et plus encore, comme le suggèrent les lettres RS qui signifie RennSport (course en allemand).

Au sein de la gamme de produits d’Audi, il y a les coupés et cabriolets A5 pour le peuple, les S5 pour les biens nantis et les RS 5 pour les automobilistes d’exception (des très biens nantis)

À l’instar du coupé RS 5, le cabriolet est animé par un V8 à injection directe de 4,2 litres, qui produit 450 ch. et 317 lb-.pi. de couple. Il propulse cette voiture à quatre roues motrices de deux tonnes de 0 à 100 km/h en tout juste 4,9 secondes.

Ce cabriolet richement équipé a été muni d’une capote qui se déploie en 15 secondes pour découvrir l’habitacle à quatre places. Deux secondes additionnelles sont nécessaires pour le recouvrir. Des opérations qui s’effectuent même lorsque le véhicule se déplace, et ce jusqu’à 30 km/h.

La beauté de ce toit souple est qu’il occupe peu d’espace dans le coffre, où il est logé une fois replié : à peine 15 % des 380 litres de volume utile dont dispose son coffre.

La compétition de la RS 5 cabriolet est clairement défini (tant qu’on n’adhère pas à une vision orthodoxe des choses). Elle vise la clientèle des cabriolets BMW M6, Maserati GranCabrio, Porsche 911 et Mercedes-Benz S63 AMG.

Offerte à partir de 87 700 $, elle sera disponible à partir du mois de juin… au compte-gouttes, rappelons-le !

Le cabriolet A5 est déjà une automobile remarquable en soi. Sa construction est homogène et ses performances, très convenables. En passant à la S5, on accède à des performances plus relevées que le réseau routier canadien ne permet malheureusement pas d’exploiter pleinement. La RS 5 pousse cette frustration un cran plus loin. Ce serait comme posséder une bouteille d’un grand cru qu’on ne pourrait déguster. Au moins, on peut regarder et montrer cette RS 5 !