Les Impreza 2017 à quatre et cinq portes dévoilées aujourd’hui dans le cadre du Salon de l’auto de New York sont les premiers modèles de la marque fabriqués avec la nouvelle plateforme globale que partagera bientôt l’ensemble des produits Subaru.

Dans une allocution prononcée devant la presse à New York, Yasuyuki Yoshinaga, le président et chef de la direction de Fuji Heavy Industries, la compagnie mère de Subaru, a affirmé que cette voiture bénéficie d’une rigidité structurelle accrue de 70 %. De plus, son centre de gravité, qui a été abaissé de 5 mm, et l’adoption de nouvelles suspensions, qui réduisent le roulis en courbe de moitié, contribuent à améliorer le comportement routier de cette compacte.

Par rapport aux modèles qu’elles remplacent, les Impreza 2017 à quatre et cinq portes ont un empattement allongé de 25 mm et leur carrosserie est plus longue (+40 mm), plus large (+37 mm) et plus basse (-10 mm). Selon le constructeur, ces dimensions accrues se traduisent par un habitacle plus spacieux, alors qu’un profil plus bas favoriserait l’efficacité aérodynamique de leurs carrosseries.

Sous le capot, on retrouve une version améliorée du moteur FB de l’Impreza 2016. Ce 4-cylindres « Boxer » (à cylindres opposés à plat) de 2,0 L troque l’injection multipoint séquentielle pour un système d’injection directe qui lui procure, avec d’autres perfectionnements, un léger surcroît de puissance. Elle passe de 148 à 152 ch. Le constructeur n’a toutefois pas précisé le couple que produit ce moteur.

Selon la version, ce 4-cylindres pourra être jumelé à une boîte de vitesses manuelle (le constructeur ne précise pas non plus combien de rapports elle aura) ou à une boîte automatique à variation continue Lineartronic. Pour toutes les versions, cette dernière aura un mode manuel à 7 rapports actionné par des palettes fixées au volant.

Naturellement, la transmission intégrale fait partie de la dotation de série. De plus, le dispositif d’aide à la conduite EyeSight sera offert pour certaines versions. La caméra arrière (de série) bénéficiera aussi d’un système d’affichage de lignes-guides, apparaissant sur l’écran tactile du tableau de bord, alors qu’un dispositif de freinage automatique en marche arrière sera proposé.

Lorsque l’Impreza 2017 arrivera chez les concessionnaires canadiens, à la fin de l’année, quatre variantes de la berline à trois volumes et de la berline à hayon seront offertes : de base, Tourisme, Sport et Sport-tech. Les prix seront annoncés peu de temps avant le début de leur commercialisation.

Le dévoilement de l’Impreza 2017 survient à un moment crucial de l’histoire de Subaru. À chaque année depuis quatre ans, ce constructeur établit de nouveaux records de ventes. Le mois dernier, Subaru a aussi livré le 15 millionième véhicule doté de la transmission intégrale qui a fait son renom.

Dans son allocution, M. Yoshinaga a également affirmé que les ventes de la marque dépasseront pour la première fois de son histoire le million d’unités.

La nouvelle Impreza est donc particulièrement importante pour maintenir cette progression, entre autres en Amérique du Nord. Voilà pourquoi les modèles 2017 destinés au Canada et aux États-Unis seront désormais assemblés à l’usine Subaru d’Indiana, dont la capacité a été portée à 400 000 véhicules par an.

On ne sera pas étonné d’apprendre que ce modèle est un des plus populaires de la marque dans nos pays. Au Canada, en 2015, Subaru en a vendu 11 426, ce qui en a fait le deuxième modèle le plus populaire après le Forester (12 706 ventes) et devant l’Outback (9 992 ventes).

Naturellement, les chiffres de ventes aux États-Unis sont plus impressionnants. L’Impreza et l’Outaback ont occupé l’an dernier les positions inverses au palmarès des ventes avec respectivement 100 519 et 152 294 unités vendues, alors que le Forester était, là aussi, le modèle le plus populaire (175 192 ventes).

Subaru a le vent dans les voiles, et ce malgré le fait que sa gamme compte peu de modèles différents. Ce succès tient au fait que ces modèles correspondent aux attentes des acheteurs de certains des créneaux les plus importants.

Avec une dotation enrichie et une mécanique améliorée, qui restera sans doute aussi éconergétique que sa devancière sinon plus, la nouvelle Impreza devrait continuer de satisfaire la clientèle visée.

Du côté esthétique, par ailleurs, on s’est visiblement contenté de quelques coups de crayon, de-ci, de-là, pour rafraîchir l’allure générale. Car la forme de cette nouveauté rappelle étrangement l’Impreza 2012 dévoilée au même salon, en avril 2011. Le constructeur a clairement joué la carte du conformisme pour éviter de choquer ou de distraire ces acheteurs qu’il réussit à fidéliser et ces autres qu’il ravit à ses concurrents en nombre toujours croissant.

Alors, ceux qui espéraient voir cette compacte adopter les formes nettement plus racées des deux voitures-concepts qui l’ont préfiguré sont sans doute déçus. Mais ce n’est pas la première fois que les stratèges de Subaru agissent ainsi. Alors, la prochaine fois qu’on nous fera miroiter un prototype arborant l’ovale bleu de la marque, pensons à la fable de Pierre et le loup…