Toronto — La grande nouveauté du Canadian International Auto Show, nom officiel du Salon de Toronto, était sans conteste le Chevrolet Equinox 2016. Sa première étatsunienne avait lieu presque simultanément dans le cadre de l’avant-première pour la presse du Salon de l’auto de Chicago.

Bob McClelland, directeur général de la marque Chevrolet au Canada, a exprimé clairement l’étendue de la nouveauté de cette version 2016 en affirmant qu’il avait été « rafraîchi ». Cet utilitaire qui occupe le deuxième rang des ventes de la marque en Amérique du Nord après la camionnette Silverado bénéficie donc de désignations de versions simplifiées, de légères retouches esthétiques et de changements dans sa dotation.

En effet, GM a éliminé les deux variantes de la version LT, les Equinox 1LT et 2LT, si bien que la gamme 2016 ne compte plus que les trois versions LS, LT et LTZ.

Du point de vue esthétique, la nouveauté se résume essentiellement à une partie avant et des feux arrière redessinés. Les Equinox LT et LTZ sont désormais parés de garnitures chromées et leurs blocs optiques à diodes électroluminescentes (pour les feux de jour) ont des formes différentes. On dénote aussi de nouvelles roues en aluminium de 17 po pour la version LT et de 18 po pour la LTZ, version dont les antibrouillards ont également changé.

Le système multimédia MyLink fait toujours partie de la dotation de série des modèles LT et LTZ, alors que le système OnStar avec connectivité 4G LTE et point d’accès Wi-Fi demeure une option pour les trois versions.

Côté moteur, c’est le statu quo. Le moteur de base L’Equinox demeure un 4-cylindres Ecotec de 2,4 litres à injection directe, qui livre 182 ch et 172 lb-pi de couple aux roues avant ou, contre supplément, aux quatre roues (sauf dans le cas de la version LTZ pour laquelle la transmission intégrale est de série).

De plus, l’acheteur d’une version LT ou LTZ peut encore substituer au 4-cylindres un V6 de 3,6 litres à injection directe produisant 301 ch et 272 lb-pi de couple. Ce moteur permet à l’Equinox de remorquer des charges atteignant 1 588 kg (3 500 lb), plutôt que les 680 kg (1 500 lb) d’un Equinox équipé du 4-cylindres.

Les premiers exemplaires du Chevrolet Equinox 2016 arriveront chez les concessionnaires canadiens de la marque à la fin de l’été.

Certaines sources indépendantes affirment que l’Equinox 2016 fera le pont entre la génération actuelle de cet utilitaire, introduite en 2010, et la prochaine qui serait vraisemblablement lancée au milieu de 2017 et millésimée 2018

Rappelons, enfin, que les Equinox vendus au Canada sont assemblés conjointement par les usines GM d’Oshawa et CAMI d’Ingersoll, en Ontario, alors que l’usine GM de Spring Hill, au Tennessee, alimente le marché des États-Unis.

La seconde génération de Chevrolet Volt était également en vedette lors de cette avant-première torontoise pour la presse. Cette nouvelle voiture hybride rechargeable affiche des traits moins excentriques destinés à accroître son attrait auprès d’une clientèle plus large.

Le constructeur a profité de cette refonte pour augmenter l’autonomie de la Volt 2016 en mode électrique pur. Selon les conditions d’utilisation, elle pourra parcourir jusqu’à 80 km, soit environ 20 de plus que sa devancière. Elle sera également apte à accélérer de 0 à 96 km/h en 8,4 secondes.

Le gain d’autonomie serait attribuable, entre autres, à la capacité accrue de sa batterie au lithium-ion, qui passe de 16,5 à 18,4 kWh. Fabriquée avec environ 33 % moins de cellules que la batterie d’une Volt 2015, sa masse diminue aussi de 9 kg. Ses dimensions réduites ont permis d’ajouter une cinquième place à bord. Une toute petite place arrière, il faut le préciser, qui fait de cette nouvelle Volt une « 4+1 », ce qu’admettent d’ailleurs les concepteurs de la voiture.

Sous le capot, par ailleurs, un nouveau moteur thermique fait son apparition. Ce 4-cylindres de 1,5 L, qui sert de génératrice, se contente de carburant régulier, alors que le moteur de 1,4 L qu’il remplace nécessitait du super pour livrer un meilleur rendement.

Le constructeur n’a pas annoncé le prix de la Volt 2016, mais il a confirmé que les premiers exemplaires arriveront chez les concessionnaires canadiens durant l’été.

Deux Cadillac de la Série V, l’appellation réservée aux versions de hautes performances de cette marque de prestige, ont aussi été présentées à Toronto. Il s’agit de l’ATS-V et la CTS-V, toutes deux millésimées 2016.

Ces nouveautés constituent une riposte de GM aux voitures de luxe de haute performance offertes par les marques allemandes et asiatiques. Des modèles qu’on pourrait qualifier de « lettrés » à cause de leurs appellations respectives. Qu’on pense, par exemple, aux modèles M de BMW, F de Lexus et S d’Audi.

L’ATS-V, que le constructeur qualifie de voiture de ville et de piste tout à la fois, est dotée d’un V6 biturbo de 3,6 L qui livre 455 ch et 445 lb-pi de couple. Ce moteur est jumelé, au choix, à une boîte de vitesses manuelle Tremec à 6 rapports ou une automatique Hydra-Matic qui en huit

La CTS-V, plus grosse, a recours à un imposant V8 de 6,2 L à compresseur qui livre 640 ch et 630 lb-pi de couple. Un moteur que les gens de GM comparent au V8 biturbo de 5,5 L de Mercedes et au V8 TwinPower de 4,4 L de BMW.

Le constructeur a profité de l’occasion pour annoncer les prix de ces ATS survitaminées : la berline ATS-V 2016 sera offerte à partir de  67 550 $ et le coupé à partir de 69 855 $. Les prix de la CTS-V seront annoncés plus tard.

Les Cadillac ATS-V 2016 feront leur entrée dans les salles d’exposition canadiennes au début de l’été et les CTS-V suivront à la fin de la saison chaude.

Photos originales : Luc Gagné