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Évaluation basée sur la version: 2016 Dodge Challenger Coupé 2 portes SRT 392

8.0

Dodge Challenger SRT 392 2016: la définition d'un muscle car en 2016

Par Vincent Aubé

25 Oct 2016

La beauté de l’industrie automobile en 2016 réside dans sa diversité. D’un côté, on a les environnementalistes qui poussent fort pour que les moteurs à explosion disparaissent du paysage routier, et de l’autre, on a ceci: une Dodge Challenger SRT 392 2016.

Ce symbole du passé a peut-être le défaut – en est-ce vraiment un? – de remettre au goût du jour le passé glorieux de la marque américaine, mais au risque de le répéter, le coupé Dodge est loin d’être le seul qui utilise cette tactique pour attirer des clients.

Grâce à la Challenger, il est encore possible de vivre ce que nos parents ont vécu il y a de cela 40 ans!

Avantages et inconvénients

  • + Sonorité du moteur
  • + Sonorité de l'échappement
  • + Boîte manuelle
  • + Sièges confortables
  • - Consommation de carburant
  • - Gabarit imposant
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  • Description détaillée

    Dévoilée en 2008, la Dodge Challenger aurait normalement dû voir ses ventes diminuer depuis le temps, surtout que ses deux rivales – la Ford Mustang et la Chevrolet Camaro – ont été entièrement renouvelées au cours des deux dernières années.

    C’est le contraire qui s’est produit: l’engouement créé par l’écusson Hellcat a ramené les mordus de Mopar dans les salles de montre du constructeur en 2015. Heureusement, il existe des livrées un peu moins explosives comme cette SRT 392, qui fait office de modèle intermédiaire entre le «chat infernal» et la version R/T.

    Au premier coup d’œil, les habitués de la marque auront peut-être déjà remarqué la nouvelle coloration « Orange Brûlé » pour 2017, celle-ci étant mieux connue sous l’appellation « Go Mango » au sein des connaisseurs. Dans ce cas bien précis, la voiture était habillée de deux bandes autocollantes noires la traversant d’un bout à l’autre, cette option ajoutant 900$ à l’équation. C’est beaucoup d’argent pour avoir l’impression d’aller «plus vite»!

    Pour le reste, la Challenger n’a pas changé: elle est toujours fidèle au modèle des années 70, le large bouclier abritant encore quatre phares circulaires, tandis que la portion près du bitume est agrémentée d’un aileron à effet de sol. La silhouette est quant à elle aussi rétro que dans les belles années.

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    9.0Excellent
  • Intérieur

    À l’intérieur, la Challenger fait bande à part, du moins face aux deux autres muscle car de Détroit. Si les représentantes de Chevrolet et de Ford priorisent une approche plus sportive, l’univers de la Challenger est plus accueillant en matière d’espace, voire même de l’assise.

    De fait, les occupants ne sont pas rivés au sol, dans ce gros coupé Dodge. Il y a amplement d’espace pour les têtes, que ce soit à la première ou à la deuxième rangée et il est même possible d’inviter deux adultes à l’arrière pour une randonnée prolongée. Le même exercice est plus ardu à bord de la Camaro et de la Mustang, croyez-moi!

    La position de conduite a donc plus de points en commun avec les berlines pleine grandeur que les véritables sportives modernes. Avec ces gros baquets en cuir, le confort est une formalité.

    Autre point à souligner: l’emplacement des principales commandes utilisées au quotidien. Non seulement les boutons de la ventilation sont assez gros, mais leur localisation est idéale, non loin du levier de vitesse de la boîte manuelle. Quant au système de divertissement UConnect, voici une autre occasion de mentionner sa facilité d’utilisation.

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    7.5Bien
  • Technologie

    Un simple démarrage de ce monstre américain rappelle aux passants ce dont est capable la Challenger. Pas de doute, le grondement sourd du gros V8 HEMI de 6,4 litres respecte la tradition de la marque.

    Contrairement au haut du pavé occupé par la Challenger Hellcat, le huit cylindres de la Challenger SRT ne fait appel à aucun système de suralimentation. Doté d’une puissance de 485 chevaux-vapeur et d’un couple de 475 lb-pi, cet organe ne fait pas dans la dentelle et ce, même s’il peut rouler sur quatre cylindres à l’occasion – mais c’est à condition d’être très doux avec la pédale de droite.

    Jadis, la boîte manuelle était livrée d’office sur les modèles de production, tandis que l’option automatique commandait un supplément monétaire. Avec le déclin de la transmission à trois pédales, cette boîte spécifique oblige les intéressés à débourser 1000$ de plus pour l’obtenir. Pour ceux qui ne jurent que par elle, la somme requise en vaut la chandelle.

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    8.5Très bien
  • Conduite

    La Dodge Challenger SRT 392 est une voiture au gabarit imposant. Une fois ce gabarit en mémoire, le coupé ne demande qu’à être conduit sur l’autoroute ou en ville et même parfois à la piste d’accélération, si le cœur vous en dit!

    Lors de mon séjour à son volant, j’ai pu allonger les kilomètres sur une autoroute monotone au possible, afin de vérifier si ma théorie sur le muscle car américain tenait encore la route. Au fil des années et des essais routiers, j’ai toujours perçu la Challenger comme une voiture idéale pour les longues randonnées d’autoroute. Cette prise de contact a confirmé que ma mémoire ne faisait pas défaut.

    Confortable, le ponycar semble presque endormi à vitesse d’autoroute, tellement le gros V8 ne tourne pas. Si la consommation d’essence est atroce en milieu urbain, celle-ci arrive à s’approcher des 10 L/100 km en respectant les limites imposées par nos instances gouvernementales. En maintenant le régulateur de vitesse sous la barre des 120 km/h, il est possible de consommer un peu moins de 11 L/100 km.

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    La bonne nouvelle, c’est qu’une fois sur les routes un peu plus sinueuses, la Challenger SRT 392 redevient aussi charismatique à conduire. La direction est lourde, le freinage est puissant (pour un véhicule de ce poids) et la sonorité de la mécanique est indémodable.

    L’embrayage est lui aussi lourd à manier (je ne recommanderais pas l’achat de cette voiture à un conducteur souvent pris dans les bouchons de circulation), tandis que le levier de la boîte de vitesse demande un peu plus d’huile de coude qu’à bord d’une Honda Civic, par exemple. Quant au poids de la bête, disons seulement qu’il faut respecter les lois de la physique.

    Évidemment, les accélérations sont hallucinantes malgré le fait qu’une SRT 392 doive s’incliner face à la version suralimentée. De toute manière, 485 chevaux sous le pied droit, c’est amplement suffisant pour nos routes abîmées.

    9.0Excellent
  • Valeur

    À un prix de 60 565$, la Dodge Challenger SRT 392 2016 que vous apercevez n’est pas exactement LA voiture la plus abordable sur le marché. D’ailleurs, à ce prix, il n’y a pas beaucoup de marge pour le consommateur, le modèle essayé ne comptant que 3070$ d’options ajoutées. Il faut donc détenir un bon budget de départ pour se promener à bord d’un ponycar inspiré du passé.

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    8.5Très bien
  • Conclusion

    Toutefois, entre le monstre tatoué du chat infernal et l’édition R/T, la Dodge Challenger SRT 392 constitue, à mon avis, le meilleur compromis. Elle parvient encore à afficher un large sourire au visage de votre humble serviteur et mon petit doigt me laisse croire que je ne suis pas le seul qui apprécie le succès du muscle car assemblé à Brampton en Ontario.

    En attendant la suite des choses pour la Challenger – la prochaine risque d’être plus agile grâce à une plateforme empruntée à Alfa Romeo –, celle-ci résume assez bien ce que doit être un muscle car en 2016.

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