Évaluations

Soumettez une évaluation

Évaluation basée sur la version: 2016 Dodge Durango SXT 4 portes TI

7.5

Dodge Durango 2016 : le grand oublié

Par Antoine Joubert

25 Avr 2016

Le marché des multisegments intermédiaires est extrêmement compétitif. La plupart des constructeurs y sont présents, évidemment parce que les marges de profit y sont aussi plus lucratives que chez les compactes. Pour l’heure, les vedettes du segment se nomment Explorer, Pilot, Pathfinder et Highlander. Les Coréens? Également très agressifs, avec les Sorento et Santa Fe XL. Quant à GM, le renouvellement du trio Enclave/Traverse/Acadia fera le plus grand bien ! Mais qu’en est-il du Dodge Durango?

Avantages et inconvénients

  • + Ligne réussie
  • + Comportement routier surprenant
  • + Aménagement intérieur
  • - Dépréciation
  • - Fiabilité inégale
Lire l'évaluation en entier
  • Description détaillée

    Soyons francs, les ventes de ce modèle sont décevantes. Moins de 4 000 unités vendues au pays l’an dernier, alors que Ford vendait tout près de 16 000 Explorer. Et de ce nombre, considérez que plusieurs sont attribuables aux entreprises de location à court terme. Présent sur le marché depuis 1998, le Durango a pourtant grandement évolué. À l’originale conçu à partir des bases de la défunte camionnette Dakota, il s’est renouvelé à deux reprises en changeant chaque fois de vocation. Aujourd’hui, le châssis indépendant n’est plus, tout comme le comportement instable qui s’apparente à celui d’une camionnette. Le Durango est un produit polyvalent et plus raffiné, qui peut en plus se targuer d’offrir l’une des lignes les plus séduisantes de tous les multisegments du marché. Macho, costaud, mais également très élégant, on le propose en quatre versions. Certaines jouent la carte sportive, d’autres celle du luxe. Mais aucune ne laisse présager l’image d’un modèle d’entrée de gamme. En diriez-vous autant du Honda Pilot?

    9.0Excellent
  • Intérieur

    Très spacieux, le Durango propose de série huit places assises, sept si vous optez pour les sièges capitaines de seconde rangée. Vous dire que les banquettes arrière sont réellement confortables serait exagéré, mais celles-ci demeurent convenables en permettent d’installer sans complication plusieurs sièges d’appoint. Bien sûr, plus vous montez en gamme, plus le niveau de finition impressionne. La version Citadel vous offrira par exemple de belles garnitures avec contrastes de teintes, ainsi que des cuirs haut de gamme avec surpiqûres, alors que le modèle SXT propose un environnement plus monochrome, avec sièges de tissu et similicuir.

    Franchement, la position de conduite est impeccable. Le dégagement est généreux, les ajustements du siège offrent toute la latitude nécessaire et l’ergonomie est sans faille. Évidemment, les commodités se font encore une fois plus nombreuses lorsqu’on y met le prix, et il faut avouer que l’absence de cet écran tactile de 8,4 pouces sur la version SXT, fait un brin parent pauvre. Il faut dire que ce système qui intègre de multiples fonctions, dont la navigation et la caméra de recul, est tout simplement génial. Cela dit, le Durango offre néanmoins un environnement confortable et polyvalent, qu’importe la version choisie.

    8.0Très bien
  • Technologie

    Dodge est actuellement le seul constructeur à offrir dans ce segment un moteur V8, capable de remorquer jusqu’à 7 600 livres. De série dans la version R/T et optionnel sur la version Limited, on ne lui accorde toutefois que peu d’importance, puisque la plupart des acheteurs opteront pour une option moins énergivore, soit celle du V6 Pentastar de 3,6 litres. Ce dernier propose une puissance de 290 chevaux (295 ch avec échappement sur certains modèles), pour une consommation moyenne qui avoisine autour des 12 litres aux 100 km. Il faut dire que le Durango se dote pour la première du système arrêt-démarrage, qui permet d’économiser quelques gouttes d’essence supplémentaires.

    8.0Très bien
  • Conduite

    Au Canada, toutes les versions du Durango reçoivent de série le rouage intégral, responsable d’une répartition de poids optimale, de 50/50. Dans tous les cas, la boîte automatique à huit rapports est de série, cette dernière offrant un bon étagement malgré les quelques secousses qu’elle peut occasionner, notamment lors d’une rétrogradation.

    Sur la route, le confort est maître. Il est vrai qu’on propose ici une conduite plus dynamique et moins aseptisée que chez certains rivaux, mais cela n’affecte que peu le confort qui demeure exceptionnel. En fait, le Durango propose un comportement à l’image de ses lignes, avec un agrément de conduite supérieur à la moyenne. Sachez cependant que l’épaisseur du pilier A affecte la visibilité et par conséquent, la sécurité. Puis, dans la version SXT BlackTop mise à l’essai, l’environnement habitable tout de noir vêtu et sans toit ouvrant se faisait particulièrement sombre. Certains aimeront, d’autres pas.

    8.0Très bien
  • Valeur

    La loi du marché sur résume à l’offre et la demande. Créez une demande avec un produit et les gens se l’arracheront. À l’inverse, fabriquez-en plus qu’il n’en faut, et les stocks s’accumuleront. C’est malheureusement le cas avec le Durango, qui peine à trouver preneur malgré ses nombreuses qualités. Certes, la facture peut être parfois salée, surtout dans les versions les plus cossues, mais les rabais offerts par le constructeur permettent en fin de compte de les obtenir à prix plus honnête. Hélas, ces efforts ne suffisent pas, ce qui a pour conséquence d’affecter grandement la valeur de revente du produit, qui demeure bien en deçà de la moyenne. Pourrait-on aussi mettre la faute sur le fait que la marque Jeep, distribuée par le même constructeur, ait actuellement le vent dans les voiles? Plus ou moins, car pour l’heure, on ne propose chez Jeep aucun véhicule à sept passagers, ce qui ne serait toutefois tarder.

    5.0Pauvre
  • Conclusion

    Mal publicisé et stupidement condamné à évoluer dans l’ombre de ses rivaux, le Durango est à mon sens le produit Chrysler le plus méconnu, et qui mériterait un bien meilleur sort. Certes, le bilan de fiabilité n’est pas sans tache, mais il n’a rien non plus de catastrophique. Sa polyvalence, son style et son comportement routier font partie de ses points forts, des éléments qui n’impactent malheureusement pas sur sa forte dépréciation. Puis-je donc recommander l’achat du Durango? Absolument. Maintenant, il faut néanmoins se faire patient, attendre les aubaines et négocier serré. Car payer le prix affiché sur l’étiquette serait une grave erreur…

Configuration et prix

Concessionnaires

Calculatrice de paiements

Offres et promotions

Voitures similaires

-- experts | -- usagers [0]

De 31 099 $
PDSF

-- experts | -- usagers [0]

QX60

2016

De 47 400 $
PDSF

-- experts | -- usagers [0]

Traverse

2016

De 34 530 $
PDSF

APPUYEZ SUR ESC POUR QUITTER LE MODE PLEIN ÉCRAN