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Évaluation basée sur la version: 2017 Dodge Charger SRT 392 berline 4 portes PA

7.5

Dodge Charger SRT 392 2016 : la meilleure option?

Par Vincent Aubé

9 Nov 2016

La dernière fois que j’ai passé du temps au volant d’une Dodge Charger, l’expérience s’était plutôt bien déroulée. C’était à l’été 2015, alors que le constructeur américain m’avait permis d’essayer une Charger SRT Hellcat 2015. Évidemment, la férocité de l’engin m’avait obligé à restreindre mes ambitions, car avec 707 chevaux sous le pied droit, il faut faire gaffe… pas à peu près!

Récemment, l’offre de reprendre les commandes d’une Charger m’était relancée, quoique cette fois-ci, le niveau de brutalité était un brin plus civilisé. Évidemment, le terme civilisé ici s’applique à une berline à roues motrices arrière propulsée par un V8 HEMI de 485 chevaux-vapeur, ce qui n’a rien à voir avec la berline moyenne sans histoire.

La Dodge Charger que vous apercevez en ce moment revêt fièrement l’écusson SRT, ce qui lui confère un certain statut dans l’échiquier de la marque. L’édition SRT 392 est peut-être en dessous de l’explosive SRT Hellcat, ça ne l’empêche pas d’être une incroyable machine distributrice d’adrénaline… de l’adrénaline américaine ça va de soi!

Avantages et inconvénients

  • + Sonorité de l'échappement
  • + Sièges confortables
  • + Accélération
  • - Tenue de route
  • - Qualité de la peinture
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  • Description détaillée

    Comme toutes les variantes de performance disponibles sur le marché, la Dodge Charger SRT 392 reçoit quelques ajouts à l’extérieur afin de rappeler aux passants et aux autres automobilistes que sous cette robe bleue se cache bien plus qu’une berline populaire trop souvent aperçue au milieu des flottes commerciales du continent.

    Le bouclier, par exemple, présente une grille de calandre amincie, mais sous celle-ci, l’ouverture béante permet de mieux ventiler le compartiment moteur. Le capot, quant à lui, diffère lui aussi de la livrée de base par son entrée d’air en plein centre, celle-ci étant partagée avec la Challenger.

    Sur les flancs, les écussons situés non loin des portières avant sont un bon indice de la cylindrée du V8 HEMI qui prend place entre les deux roues avant, tandis que les jantes de 20 pouces enveloppées par des pneus de performance ont du mal à cacher les étriers de freins à disques provenant du catalogue de Brembo. À l’arrière, en plus du pare-chocs exclusif au modèle, le coffre est surplombé d’un becquet surélevé du plus bel effet et les deux énormes tuyaux d’échappement s’occupent de rappeler à votre entourage la musicalité de l’engin à huit cylindres.
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    8.0Très bien
  • Intérieur

    Cousine du coupé Challenger – et de la berline Chrysler 300 par le fait même –, la Charger aurait très bien pu hériter d’une ambiance similaire aux deux autres grosses voitures du groupe, mais il n’en est rien. Les trois ont leur personnalité propre et c’est tant mieux ainsi.

    Si la première génération du modèle a très mal vieilli au fil des années – à cause de matériaux de piètre qualité et d’un assemblage quelconque –, la deuxième fait beaucoup mieux, la qualité des matériaux étant en hausse depuis la refonte du modèle en 2011. De plus, la disposition des commandes rend la vie plus facile au quotidien, d’autant plus que les commandes traditionnelles sont assez grosses pour une utilisation intuitive. Quant au système UConnect, il demeure à mon avis l’un des plus faciles à manier dans l’industrie.

    La Dodge Charger est loin d’être une voiture idéale, mais en matière d’espace pour les passagers, la représentante de Dodge fait honneur à son statut de grande berline américaine. Le confort des sièges de la première rangée est quant à lui à souligner, surtout pour les balades prolongées. Certains trouveront à redire sur la petitesse des demi-palettes montées derrière le volant, mais en général, il fait bon de vivre à l’intérieur de la Charger SRT.

    7.0Bien
  • Technologie

    Pas de surprise à ce niveau, le V8 HEMI de 392 pouces cubes – le même que dans la Challenger SRT 392 ou dans le Jeep Grand Cherokee SRT – est toujours présent pour donner à cette sportive un brin plus familiale – elle a quatre portes et un grand coffre après tout – assez d’énergie pour rendre les balades plus amusantes. Avec une puissance de 485 chevaux et un couple de 475 lb-pi, la Charger SRT est loin d’être sous-motorisée.

    Contrairement à la Challenger, la boîte manuelle à six rapports n’est pas offerte en option, ce qui veut donc dire que seule l’unité automatique à huit rapports est offerte, transformant ainsi la berline en une voiture encore facile à vivre. Remarquez, je n’ai rien à redire sur le côté plus archaïque de l’unité manuelle.

    Évidemment, l’écusson oblige les ingénieurs à revoir quelques composantes de base comme le système de freinage provenant du catalogue de Brembo. Avec une telle cavalerie sous le pied droit, ça prend du mordant pour stopper les ardeurs! Bien entendu, les pneumatiques de 20 pouces de diamètre sont une formalité, tandis que la suspension raffermie est incontournable.

    Ce qui est bien avec le modèle SRT, c’est qu’il est possible de changer plusieurs paramètres comme l’efficacité de la transmission, la réponse du moteur, la fermeté de la suspension ou même la lourdeur de la direction.

    8.0Très bien
  • Conduite

    Si la prise en main d’une telle berline peut effrayer au début, on s’habitue assez rapidement à cette grosse brute plus confortable qu’elle n’y paraît. Malgré ses prétentions de sportive, la Charger SRT 392 dorlote ses occupants, la caisse arrivant à filtrer la majorité des imperfections de notre bitume en piètre état. La boîte de transmission n’a rien à se reprocher quant à son rendement, quoique ce levier de vitesse est loin d’être parfait à utiliser tous les jours. Un bon vieux levier traditionnel serait franchement mieux!

    Il est très facile de s’emporter à bord d’une Charger SRT, la mécanique autorisant des accélérations à l’emporte-pièce. Bien évidemment, les roues motrices arrière peuvent transformer quelques courbes en un festival de dérapage contrôlé, une discipline qui demande un certain doigté et un peu de pratique si vous voyez ce que je veux dire! Règle générale, la Charger SRT 392 demeure une berline facile à vivre au jour le jour, et ce, malgré les visites un peu plus fréquentes à la pompe.
    HeapMedia408100

    8.5Très bien
  • Valeur

    À un prix de 59 560 $ avant les frais de livraison, la Dodge Charger SRT 392 ne fait pas partie des options abordables du marché. Toutefois, dans la catégorie des berlines de performance, l’offre du géant américain est à considérer. En fait, à ce prix et ce niveau de puissance, Dodge fait cavalier seul… tout simplement!

    8.0Très bien
  • Conclusion

    Considérant la popularité de l’écusson Hellcat auprès des inconditionnels de la marque, il aurait été permis d’assister à un déclin de ce niveau intermédiaire. Pourtant, cette version plus civilisée n’est pas à dédaigner, le niveau d’adrénaline étant toujours bien présent, tandis que le prix exigé est assurément plus accessible. Comme c’est souvent le cas dans l’industrie, le modèle du milieu est le meilleur!

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