Évaluations

Évaluation basée sur la version: 2017 Subaru Impreza Sport berline 4 portes CVT avec groupe Technologie

8.5

Subaru Impreza 2017 : une évolution dans la bonne direction

Par Luc Gagné

31 Mars 2017

En 2017, la voiture compacte Subaru Impreza subit une importante cure de rajeunissement. Radicale ? Non. Radical et Subaru constituent un oxymore. Cette transformation s’effectue néanmoins en profondeur : avec une silhouette affinée, une mécanique raffinée et un comportement routier plus homogène. Le seul aspect de cette voiture qui n’a pas changé est l’efficacité éconergétique de son groupe motopropulseur à boîte automatique, le plus populaire auprès des acheteurs. À tout le moins, elle demeure aussi bonne qu’elle l’était pour la version antérieure.

Avantages et inconvénients

  • + Finition en progression
  • + Comportement routier dynamique
  • + Habitacle spacieux
  • + Rendement énergétique
  • + Rouage intégral efficace
  • - Boîte manuelle à seulement 5 rapports
  • - Visibilité arrière
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  • Description détaillée

    Ne vous fiez pas à son allure familière, car la Subaru Impreza 2017 est véritablement nouvelle. « Elle est nouvelle à 95 % ». Voilà l’amorce percutante qu’utilisent les porte-parole de la marque pour la présenter. Carrosserie modernisée, intérieur remis au goût du jour, châssis monocoque entièrement nouveau et groupes motopropulseurs améliorés, bref, on imagine qu’il y bien quelques boulons quelque part qui n’ont pas changé, mais à part ça, cette cinquième génération est bel et bien nouvelle.

    Subaru continue d’offrir deux carrosseries : la berline classique à quatre portes et la pratique 5-portes à coffre transformable.

    Par rapport au modèle qu’elle remplace, cette nouvelle Impreza a des dimensions très proches de l’ancienne. L’empattement, la longueur, la largeur et la hauteur des deux carrosseries varient marginalement, par quelques dizaines de millimètres tout au plus. Inutile de s’étendre là-dessus.

    Par contre, la garde au sol, elle, change de manière plus significative. Elle diminue de 145 à 130 mm, ce qui contribue à faciliter l’embarquement.

    La carrosserie habille la fameuse nouvelle plateforme « globale », celle que partagera l’ensemble des nouveautés qu’on découvrira au fil des prochains mois chez Subaru. Par rapport à la plateforme de l’Impreza 2016, celle-ci bénéficie d’une rigidité torsionnelle supérieure (+70 %), un chiffre abstrait qui trouve tout son sens lorsqu’on sillonne les petites routes tortueuses et cahoteuses de l’arrière-pays.

    Quant à l’esthétique de la carrosserie, elle évolue dans le bon sens, c’est-à-dire sans changement majeur inutile. Le modèle antérieur étant populaire, pourquoi risquer de choquer les consommateurs avec une silhouette révolutionnaire ? La nouvelle carrosserie a des passages de roues un peu plus évasés et des ailes renflées. De plus, derrière la nouvelle calandre inférieure se cachent des volets actifs, qui s’ouvrent et se referment selon les besoins en refroidissement du moteur.

    Les blocs optiques avant constituent sans doute, par leur apparence, l’élément qui tranche le plus avec le modèle antérieur, surtout dans le cas des deux versions les plus cossues : les Sport et Sport-tech. Celles-là ont des phares directionnels et des feux diurnes à DEL. À l’arrière, par contre, le constructeur a adopté des feux à DEL pour toutes les versions.

    De ces quatre versions qui figurent au catalogue (Convenience, Touring, Sport et Sport-tech), seule la version d’entrée de gamme (Convenience) n’a pas d’antibrouillards. Cette dernière doit aussi se contenter de roues de 16 po en acier, alors que les trois autres ont des roues en alliage d’aluminium : de 16 po dans le cas de la version Touring, 17 po pour la Sport et 18 po pour la Sport-tech.

    Enfin, deux nouvelles teintes foncées font leur apparition dans le nuancier de l’Impreza : Gris carbure métallisé et Bleu lapis nacré.

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    8.0Très bien
  • Intérieur

    L’intérieur change d’apparence, à commencer par le tableau de bord, qui offre un coup d’oeil à la fois plus riche, avec ses surpiqûres décoratives, et plus homogène, puisque ses formes plus sculptées se prolongent dans les garnitures des portières.

    Un nouvel écran tactile de 8 po logé au centre est encadré élégamment par les buses de ventilation sur les côtés, des commandes rotatives pour la climatisation en dessous et un petit écran d’informations secondaire au-dessus.

    L’écran central, qui sert à la chaîne audio et au système de guidage (une exclusivité de la version Sport-tech), inaugure une nouvelle interface nettement plus conviviale. De plus, les systèmes CarPlay d’Apple et Android Auto sont désormais de série.

    L’intérieur demeure particulièrement spacieux, étant donné qu’il ne s’agit que d’une voiture compacte. Quatre adultes de taille normale y trouveront le confort voulu, devant comme derrière, pour effectuer le trajet de Montréal à Québec. D’ailleurs, les places arrière bénéficient de plus d’espace qu’auparavant. Le dégagement au niveau des pieds, des jambes, des hanches et des épaules a augmenté de manière significative comparativement aux Impreza 2016.

    Pour y arriver, le constructeur a rogné légèrement sur le volume utile du coffre, mais uniquement dans le cas de la 5-portes. Le coffre de la berline demeure aussi logeable (348 L au lieu de 340). Par ailleurs, dans le cas de l’Impreza à hayon, ce n’est que le volume utile minimal (lorsque les dossiers asymétriques de la banquette arrière sont relevés) qui passe de 638 à 589 L, ce qui représente une perte de 9 %. Car, lorsqu’on rabat les dossiers escamotables de la banquette arrière, on dispose alors d’un volume utile supérieur : 1 566 L plutôt que 1 485, soit 5 % de plus. Personne ne s’en plaindra puisque cette cote permet à l’Impreza à hayon 2017 d’avoir un des coffres les plus volumineux de sa catégorie.

    Le coffre bénéficie aussi d’un aménagement plus dégagé, alors que le hayon découvre maintenant une ouverture de largeur égale de haut en bas, ce qui facilite le chargement des objets encombrants.

    Fait à noter, le constructeur a porté une attention particulière à distribution de l’air dans l’habitacle de cette nouvelle voiture, particulièrement au niveau des pieds des occupants des places avant. C’était, en effet, un point faible de l’Impreza de quatrième génération, surtout du côté passager. Mais cette amélioration nous ayant été révélée lors d’une présentation qui a eu lieu en Californie, nous ne pourrons la vérifier que l’hiver prochain…

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    8.0Très bien
  • Technologie

    Sous le capot, on retrouve une nouvelle version du moteur à 4 cylindres à plat de 2,0 L litres qui équipait le modèle 2016. Ce moteur, qui est désormais doté d’un système d’injection directe plutôt que multipoint, produit 152 ch, soit 4 ch de plus que le moteur de l’Impreza 2016. Son couple maximal, par ailleurs, demeure à 145 lb-pi, mais il est atteint à un régime légèrement inférieur de 4 000 tr/min, plutôt que 4 200.

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    Au Canada, Subaru offre de nouveau une boîte de vitesses manuelle pour les trois versions les moins chères (Convenience, Touring et Sport), chose que ce constructeur s’abstient de faire aux États-Unis. Cette boîte n’a que 5 rapports, mais le constructeur estime qu’il dessert une clientèle d’irréductibles qui recherchent surtout un bas prix, ou encore ceux qui n’apprécie guère les boîtes automatiques à variation continue (BVAVC).

    Et pourtant, la BVAVC de Subaru est sans doute la plus appréciable de toutes. Elle fonctionne en douceur et n’impose aucun à-coup gênant au démarrage, pas plus que des délais irritants à l’accélération. La programmation de son mode manuel comporte aussi 7 « rapports » plutôt que les 6 de la boîte automatique des modèles 2016. Qui plus est, toutes les versions, sauf la Commodity de base, sont dotées de palettes de changement de rapports fixées au volant; un accessoire que l’amateur de conduite sportive appréciera.

    Cette BVAVC demeure la boîte la plus efficace d’un point de vue éconergétique. Elle procure à l’Impreza une consommation moyenne de 7,5 L/100 km, selon les chiffres du constructeur. C’est justement la cote moyenne des Toyota Corolla et Corolla iM équipées du 4-cylindres de 1,8 L (132 ch) et d’une BVAVC, de même que celle des Mazda3 à 4 et 5 portes dotées du moteur de 2,0 L (155 ch) et de la boîte automatique à 6 rapports. Or, voilà des rivales de l’Impreza qui ne font pas mieux malgré le fait qu’elles n’aient que deux roues motrices…

    La boîte manuelle, elle, est moins reluisante. Son maniement manque de raffinement et exige de la douceur, chose que certains conducteurs sont tout simplement incapables d’assimiler. De plus, les chiffres du constructeur démontrent qu’avec cette boîte la consommation est plus élevée : la moyenne se chiffre à 8,9 ou 9,0 L/100 km, selon qu’on opte pour la berline ou la 5-portes. Raison de plus pour choisir la BVAVC…

    La servodirection à assistance électrique a un rapport réduit à 13 : 1, alors qu’il était de 16 : 1 sur l’ancien modèle. Cela accroît sa précision. Quant aux suspensions, toujours indépendantes devant comme derrière, elles adoptent des conceptions revues qui contribuent à abaisser le centre de gravité, tout en réduisant le roulis de la caisse.

    Notons, enfin, que les Impreza 2017 vendues en Amérique du Nord proviennent désormais de l’usine Subaru de Lafayette, en Indiana, et non celle de Gunma, au Japon. L’usine étatsunienne assemble également les berlines Legacy et les familiales Outback commercialisées ici, et elle produira bientôt l’utilitaire à 7 places que préfigure le véhicule-concept Viziv-7 dévoilé au Salon de l’auto de Los Angeles, en novembre dernier.

    8.5Très bien
  • Conduite

    Les différentes améliorations apportées au châssis de l’Impreza contribuent à rendre sa conduite agréable. C’est à ce point vrai que la version Sport (exclusive au Canada), qui n’a pas la suspension raffermie livrée avec la Sport-tech, nous est apparue tout aussi sportive dans l’âme. Du coup, les versions Touring et Sport nous sont apparues comme de nouvelles rivales des Mazda3/Mazda3 Sport, du moins par leurs prestations routières. L’Impreza Sport-tech, elle, pourrait être comparée, dans une certaine mesure du moins, à l’adorable Hyundai Elantra Sport 2017 (une révélation !), sans toutefois offrir une boîte manuelle d’égale qualité.

    Pour ce qui est des performances, la nouvelle Impreza s’apparente à l’ancienne avec une accélération de 0 à 100 km/h sous la barre des 9 s et des reprises de 80 à 115 km/h qui nécessitent environ 7 s. Donc, rien pour décoiffer. De toute façon, l’automobiliste qui recherche des sensations fortes lorgnera plutôt du côté des WRX. L’Impreza demeure une compacte à vocation familiale, tout comme la Corolla, la Mazda3, la Civic et les compactes autres du genre. Mais dans ce domaine, elle accomplit très bien son boulot.

    D’ailleurs, sa BVAVC est nettement plus discrète que la moyenne, même à l’effort. Sur une échelle de 0 à 10, elle se mérite un 8 ou un 9, selon l’enthousiasme du conducteur, alors que celle d’une Honda Civic serait un ou deux points plus bas et celle de la Nissan Sentra entre 5 ou 6 tout au mieux.

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    8.0Très bien
  • Valeur

    Entre 2006 et 2016, les ventes annuelles de l’Impreza au Canada ont doublé. La notoriété de la marque (à laquelle certains consommateurs prêtent toujours à tort une origine européenne) et la réputation de fiabilité de ses produits ont assurément influencé cette popularité, tout comme, au Québec du moins, une particularité qui demeure exclusive : sa transmission intégrale de série. Elle fait de l’Impreza l’auto à quatre roues motrices la plus abordable au pays, sa version d’entrée de gamme, la berline Impreza 2,0i Convenience étant offerte à partir de 19 995 $.

    Cette technologie rend la compacte de Subaru plus chère, pensez-vous ? C’est plus ou moins vrai. Si vous cherchez une berline compacte à « prix plancher », n’allez pas chez Subaru. Vous n’y trouverez pas de voitures semblables à la Toyota Corolla CE (16 390 $) ou la Chevrolet Cruze L (16 095 $). Des bagnoles de livraison comme celles-là, Subaru n’en offre pas. Les stratèges de ce constructeur visent plutôt les acheteurs en quête de modèles mieux équipés, et là l’Impreza s’avère concurrentielle, même avec sa transmission intégrale.

    Notons, enfin, que le système EyeSight, qui réunit un ensemble élargi de dispositifs d’aide à la conduite, constitue une option pour les deux versions haut de gamme équipées de la BVAVC. Offert pour 1 500 $, il réunit des systèmes d’assistance au freinage, un régulateur de vitesse adaptatif, des alarmes de déviation de trajectoire, de louvoiement et de démarrage hâtif derrière un obstacle immobile, un dispositif de changement automatique du faisceau des phares, de même que des dispositifs d’assistance au maintien de voie et de freinage automatique en marche arrière à l’approche d’obstacles.

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    8.5Très bien
  • Conclusion

    Subaru n’offre pas d’Impreza à bas prix. Et c’est mieux ainsi. Il n’existe pas de versions bon marché qui laisseraient une mauvaise impression. Par contre, les quatre versions proposées par ce constructeur nippon peuvent constituer, chacune à leur façon, une alternative relativement attrayante lorsqu’on les compare aux rivales de même calibre.

    La nouvelle version a fière allure, surtout à l’intérieur. Certains consommateurs sont si critiques lorsqu’ils palpent les matériaux de l’habitacle — même s’il ne s’agit que de plastique dans bien des cas. À tout le moins, cette nouvelle auto fait mieux à ce chapitre que sa devancière.

    Et heureusement, elle conserve son habitacle spacieux, sa version 5-portes polyvalente et pratique, et, avant tout, sa transmission intégrale en prise constante, un atout formidable en hiver.

    Photos originales : Luc Gagné

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