Le monde de l’exotisme n’arrête plus de se multiplier. Avec tous ces nouveaux riches, l’industrie de la voiture d’exception se porte à merveille, surtout au niveau des sportives « abordables ». Évidemment, une biplace qui commande une somme de 100 000$ et plus n’est pas exactement ce qu’on peut appeler une voiture « abordable », mais à côté d’une Bugatti Veyron ou d’une Koenigsegg One:1, cette BEAST par RAD (Rezvani Automotive Designs) est presque une aubaine, si vous voyez ce que je veux dire!

Bien que le manteau de cette « bête » semble inspiré de la division Lamborghini,
le squelette de la BEAST provient d’une autre bombe élaborée pour battre des records sur la piste : j’ai nommé l’Ariel Atom. Eh oui, la BEAST utilise un châssis d’Ariel Atom comme plateforme de base, mais fait plutôt appel à un autre constructeur pour l’habiller. En effet, c’est la firme N2A Motors, également basée en Californie, qui a hérité du mandat de former la carrosserie aux formes aiguisées.

Si le design est de conception maison, la fabrication de cette coquille en fibre de carbone va tout d’abord nécessiter un long processus de préfabrication pour former les moules qui seront utilisés pour la production à venir.

Heureusement, N2A Motors possède déjà une solide réputation dans l’industrie pour ses nombreux projets réalisés en collaboration avec plusieurs constructeurs. Une fois cette étape complétée, c’est-à-dire de tout concevoir pour la production en série, il ne restera plus qu’à assembler les composantes de la carrosserie au châssis.

La BEAST sera disponible en deux niveaux de performance, soit 300 ou 500. La première sera mue par un moteur 4-cylindres Honda de 2,0-litres de cylindrée développant une puissance de 315 chevaux. Ce bloc est turbocompressé pour arriver à livrer une telle puissance. Le 0-97 km/h ne prendrait que 2,9 secondes selon les dires du constructeur.

L’autre option est également tirée du catalogue de Honda, mais le bloc 4-cylindres a plutôt une cylindrée de 2,4-litres et, dans ce cas-ci, le moteur développe 500 chevaux (!) grâce à un compresseur volumétrique. Dans ce cas-ci, l’accélération à 97 km/h retranche 0,2 seconde, cette livrée étant plus lourde que la première.

Les puristes des « trois pédales » seront très heureux d’apprendre que la BEAST ne peut être livrée qu’avec une transmission manuelle comptant six rapports.
Bien entendu, pour résister à toute cette puissance ajoutée, la mécanique doit obligatoirement être renforcie. C’est une autre firme externe, DDM Works, basée en Caroline du Sud et spécialisée dans la réparation des Ariel Atom, qui prend en charge cette portion de la construction.

Le bloc est désassemblé afin de vérifier qu’il n’y a pas de défauts, mais en revanche, ce dernier reçoit une longue liste de composantes plus robustes. Autre élément à ne pas oublier dans cette équation : le différentiel à glissement limité qui s’occupera de faire patiner les deux roues motrices en même temps lors des dérapages contrôlés.

Arborant un ensemble de jantes du fournisseur PUR, la BEAST propose également de pouvoir enlever le pare-brise. Il faut l’avouer, ce jouet de piste ne manque absolument pas de charme avec son design inspiré de Lamborghini et surtout cette architecture empruntée à Ariel.

Afin de souligner l’arrivée de la voiture sur le marché, la firme californienne a décidé de réduire le prix d’entrée de chacune des éditions disponibles, la 300 et la 500. Notez toutefois que ce prix va uniquement s’appliquer aux deux premières voitures vendues. La première, moins puissante, va débuter à un prix de 99 500$ américains, tandis que la deuxième sera vendue à 124 900$ américains. Après coup, le prix de la 300 sera plutôt de 119 000$ et de 139 000$ pour la 500.