Les nouvelles formes de transport rapide comme le fameux projet Hyperloop, au départ lancé par le PDG de Tesla, Elon Musk, semblent faire réfléchir les grands centres urbains de partout sur la planète. Un des plus intéressants, et des plus concrets si on se fie à son échéancier, est celui proposé par la société californienne Arrivo, en partenariat avec la ville de Denver, au Colorado.

Afin de décongestionner son réseau routier, l’administration municipale américaine veut ajouter deux voies ultrarapides au milieu d’une autoroute à péage qui parcourt une centaines de kilomètres, à partir du centre-ville de Denver.

Ces voies seraient réservées à des «transporteurs» dont la vitesse de pointe estimée est de 320 km/h. En pleine heure de pointe, il serait ainsi possible pour les automobilistes d’embarquer leur voiture sur les wagons automatisés empruntant ces voies, et effectuer un trajet qui prend normalement un peu plus d’une heure, comme celui reliant la métropole des Rocheuses à son (très chic) aéroport, en neuf minutes à peine.

Denver a annoncé la première pelletée de terre pour cette année, avec une conclusion du projet au plus tard en 2024. La direction d’Arrivo assure pour sa part que sa technologie pourrait être prête aussi tôt qu’en 2021, au besoin.
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On imagine aisément une telle technologie installée sur certains grands axes de la région montréalaise, pour désengorger l’accès et la sortie du centre-ville. Mieux encore, maintenant que le nouveau gouvernement provincial promet d’ajouter des voies à certaines autoroutes métropolitaines, comme l’A30 au sud, sans doute qu’une telle innovation forcerait à revisiter les études indiquant que plus de voies, sur une autoroute urbaine, se traduisent par plus de bouchons de circulation.

Dans la vidéo (ci-haut) détaillant son projet, Arrivo illustre les différents véhicules pouvant y circuler. Outre les wagons pour les automobiles individuelles, des véhicules de chargement transportant exclusivement des conteneurs, mais aussi des navettes publiques pouvant s’arrimer à une station de train ou de métro une fois à destination sont autant d’exemples de transport autonome qui élargissent le potentiel de ces autoroutes du futur au-delà du simple transport automobile.

En densifiant et en accélérant ainsi la mobilité dans les grands centres urbains, et en laissant éteint le moteur thermique des véhicules ainsi transportés, il semble qu’on réponde à plusieurs exigences du transport durable, qui vise à décongestionner et dépolluer les réseaux routiers urbains.

Reste à voir si une telle solution aurait de quoi plaire au nouveau premier ministre du Québec, François Legault