Si on entend dire qu’une voiture a refusé de s’arrêter sous l’ordre des policiers, on imagine un vieux tacot mangé par la rouille, un conducteur sous l’effet de l’alcool ou des médicaments, voire un criminel qui n’a plus rien à perdre. Certainement pas une dame de 42 ans sans histoire, propriétaire d’une Toyota Prius hybride.

C’est pourtant ce qu’il s’est produit tout récemment à Marysville, Washington. Un patrouilleur de l’état (State Trooper) a aperçu une Toyota Prius 2011 et, en effectuant une vérification de routine, il a constaté que l’immatriculation était expirée. Il a donc mis en marche ses gyrophares pour l’intimer de s’arrêter.

C’est là que le trouble a commencé.

La conductrice du véhicule, une femme de 42 ans, a refusé d’obtempérer. Le policier a mentionné dans son rapport, révèle la publication The Herald, que l’automobiliste «n’avait fait aucun effort raisonnable pour se ranger en bordure de la route».

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Plutôt, la dame a poursuivi pendant plus d’un kilomètre avant de quitter l’autoroute I-5 où elle circulait. Là, elle s’est retrouvée à une intersection dont le feu était au rouge. Le policier lui a redemandé de se ranger, cette fois en utilisant les haut-parleurs de son auto-patrouille.

Toujours rien.

L’agent de la paix s’est donc extirpé de son véhicule pour se rendre jusqu’à la hauteur de la Prius et ordonner à sa conductrice de respecter l’ordre transmis. La femme lui aurait alors répondu qu’elle ne se rangerait pas… tant qu’elle n’aurait pas atteint le stationnement d’une succursale de la Bank of America.

Le policier, faisant preuve d’une grande patience, a de nouveau intimé à la dame de se ranger. Les choses ont sérieusement commencé à dégénérer lorsque celle-ci lui a carrément répondu: «Non, je ne le ferai pas. Je conduis une Prius, je ne me range pas à cet endroit.»

Devant une autre de ses demandes qui s’est soldée par un énième refus, et voyant que la conductrice n’allait pas se plier à ses ordres, le policier lui a alors ordonné de sortir de sa voiture.

Devinez la réponse… Le patrouilleur a dû utiliser les grands moyens pour extirper de force l’automobiliste de son véhicule.

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La dame, mécontente, l’aurait menacé: «Je vais mettre la main sur ton compte en banque. Je vais mettre la main sur ta maison!»

À ce moment-là – et essayez de ne pas rire, le policier lui a demandé son nom. «Pas de tes affaires» a été la réponse qu’il a reçue.

Quand même: la fautive aurait expliqué qu’elle refusait de se ranger en bordure de la route parce que ses pneus ne cessent d’éclater… parce qu’elle conduit une Toyota Prius.

Sa journée s’est terminée au poste de police et ce n’est que le lendemain qu’elle a été relâchée en attendant son procès.

Entre le coût d’une gomme et celui d’une nuitée en prison, le choix semblait pourtant facile… sauf, apparemment, lorsqu’on conduit une Toyota Prius.