Le 5 mai dernier, à Red Deer, en Alberta, un tragique accident de la route est survenu: partis pour une ballade en moto, un couple se fait heurter par un camion et les deux meurent sur le coup, laissant derrière eux leurs deux enfants, désormais orphelins.

Ce serait la parfaite prémisse pour un roman de Charles Dickens… si ce n’était de ce qui s’est produit par la suite.

Les deux jeunes enfants du couple, Arielle, 6 ans, et Liam, 3 ans, souffrent tous deux de problèmes auditifs aigus. Désormais sous la garde de leurs grands-parents, Ben et Marilyn Keryluke, ils requièrent des soins médicaux particuliers ainsi que de quoi subvenir à leurs besoins.

La famille, qui ne roule pas sur l’or, s’est donc vue obligée de vendre la voiture du père des deux enfants, une Pontiac Parisienne 1973, afin d’amasser des fonds. C’est lors d’un encan, samedi dernier, à l’Electric Garage Auction qu’un petit miracle s’est produit.

La triste histoire de la famille avait préalablement été rendue publique par la maison de vente aux enchères afin de stimuler la générosité des acheteurs. C’est donc dans ce contexte que la famille Keryluke s’est rendue à l’encan afin de vendre le véhicule antique, même si cela s’avérait difficile pour eux, compte tenu que la voiture était destinée à être donnée aux deux enfants lorsqu’ils auraient atteint l’âge de conduire.

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Voici donc ce qui s’est produit:

La voiture a été vendue pour 29 000$… avant d’être redonnée à la maison d’encan. Puis, elle a été vendue à nouveau, cette fois pour 30 000$… avant d’être rendue encore une fois. Elle a finalement été vendue une troisième fois pour 20 000$ avant d’être redonnée, cette fois-ci, à la famille Keryluke.

Résultat: ovation, avalanche d’étreintes et… tout le monde en larmes.

Ce n’est pas tout: une page GoFundMe a été également crée pour venir en aide à la famille et en quatre mois, elle a accumulé plus de 80 000$.

Arielle, l’aînée, raconte son histoire, les mains sur le coeur: « mes parents sont juste ici, avec moi, en ce moment, et mon frère ne le comprend pas encore mais je suis ici pour lui donner des câlins ».

Comme le dit le proverbe, « il faut tout un village pour élever un enfant »… et cette communauté albertaine l’a très bien compris.