La prestigieuse publication américaine Consumer Reports, qui teste les véhicules vendus aux États-Unis d’une façon indépendante et très rigoureuse, a procédé à son premier test comparatif des systèmes de conduite assistée actuellement en marché. Et les résultats ont de quoi surprendre.

D’abord, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas Tesla et son système Autopilot qui arrive au sommet de ce palmarès. Il s’agit plutôt du système Super Cruise de Cadillac. La raison? «Nos essais démontrent que ce système apporte le meilleur équilibre entre une technologie de pointe et un fonctionnement garantissant que le véhicule est utilisé convenablement par un conducteur toujours attentif», précise-t-on.

À bord d’une Cadillac CT6 équipée du système Super Cruise, on trouve notamment une caméra qui surveille les yeux du conducteur afin de s’assurer qu’ils sont régulièrement fixés sur la route, ce qui fait la différence pour Consumer Reports.

L’organisme indépendant de protection du consommateur considère que si le système Autopilot de Tesla offre, lui aussi, un comportement routier efficace, il n’en fait cependant pas assez pour garder la personne derrière le volant alerte.

La publication américaine a également testé les systèmes d’assistance à la conduite de Nissan (ProPilot) et de Volvo (Pilot Assist), pour conclure que ceux-ci ne sont pas des systèmes de conduite autonome.

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En exigeant du conducteur qu’il ait les mains sur le volant en permanence, le Pilot Assist de Volvo est le moins autonome du lot, et souffre en plus d’une mauvaise interface, plus difficile à comprendre que les autres, soutient Consumer Reports.

Le système ProPilot, que Nissan a d’abord lancé l’an dernier à bord de sa Nissan Leaf, fait légèrement mieux que celui de Volvo, puisqu’il parvient, toujours selon Consumer Reports, à garder tout de même assez efficacement le conducteur engagé dans le comportement du véhicule.

Malgré des décès survenus alors que certains de ces systèmes dits de conduite autonome étaient engagés, Consumer Reports ne décourage par les automobilistes à les adopter. Plutôt, il les incite à bien comprendre comment ils fonctionnent, et quelles sont leurs limites. «La principale inquiétude que nous avons est que les gens fassent trop confiance à ces systèmes», conclut le rapport d’essai.

L’organisme américain trace d’ailleurs une ligne dans le sable entre ces quatre technologies, qui sont présentées par leur constructeur respectif comme une forme ou une autre de conduite autonome, et celles de marques rivales, comme Toyota ou Honda, qui ne sont pas présentées de la même façon.