Land Rover a retrouvé l’an dernier le premier véhicule qu’elle a fabriqué. Une année plus tôt, Chevrolet célébrait la «découverte» de la première Camaro de son existence. Ces belles histoires, vous pouvez les lire dans notre contenu connexe (en bas de page).

Et si on vous en parle aujourd’hui, c’est qu’au cours des prochains semaines, voire des prochains mois, Lotus espère faire le même genre de trouvaille. Elle espère retrouver la Mark I, la toute première «auto» qu’elle a assemblée.

Certes, la firme anglaise (aujourd’hui propriété de la chinoise Geely, comme Volvo) cherche cette perle depuis un certain temps déjà. Mais puisqu’elle va fêter ses 70 ans cette année, elle aimerait plus que tout dénicher l’exemplaire historique dès que possible.

Ce qui est incroyable à propos de ce premier bolide, c’est qu’il s’agit d’une voiture que Colin Chapman, le père de Lotus, a construite lui-même dans un garage qui appartenait aux parents de sa copine d’alors.

La Seconde guerre mondiale venait de prendre fin, le pionnier britannique n’avait que 20 ans, mais déjà, il était animé par une vision: celle de produire une automobile en tout point performante, notamment grâce à une suspension et à une direction de haut calibre. De surcroît, il voulait le modèle capable d’affronter les rigueurs des terrains accidentés du pays et de bien se mesurer aux concurrents du moment lors d’épreuves données.

Cette première Lotus, la Mark I, avait été assemblée sur les bases d’une Austin 7 et, d’ailleurs, utilisait le moteur de cette dernière. Rapidement, la Mark I va connaître du succès lors des compétitions auxquelles elle sera inscrite.

Tellement qu’en bout de piste, et à la fin des années 1950, l’aventure de la petite firme Lotus allait la mener vers la plus grande série du mode: la Formule 1.

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Cette pièce qu’on recherche (presque) désespérément, qu’en est-il? On sait que Colin Chapman s’en était départi rapidement, car il n’avait qu’une seule chose en tête : construire une deuxième voiture encore meilleure, puis une troisième, et une quatrième…

Reste que tout a commencé avec cette Mark I qui, jusqu’ici, demeure introuvable.

C’est donc un cri du cœur que lance la compagnie via le fils de Colin Chapman, Clive. «Nous souhaitons que les amateurs saisissent cette occasion pour regarder dans chaque garage, grange, cabanon ou entrepôt auxquels ils ont accès afin de voir si nous ne pourrions pas retrouver cette œuvre. Il est même possible que la Mark I ait été exportée ailleurs dans le monde et nous aimerions savoir si elle a survécu dans un autre pays.»

Qui sait, peut-être repose-t-elle au Canada? Pariez que si vous vous trouviez cette pièce par pur hasard, Lotus aurait certainement une belle petite récompense pour vous. Voilà de quoi motiver ceux qui aiment les chasses au trésor.