Il s’agit de la deuxième fois depuis le début de la campagne électorale que le Parti québécois revient sur sa promesse de créer un Bureau de la protection des consommateurs du Québec (BPCQ). La première fois, c’était au début du mois de septembre, afin de promouvoir une compétition plus égalitaire entre Air Canada et les petits transporteurs aériens qui desservent les régions du Québec.

Cette fois-ci, c’est plutôt aux cartels du prix de l’essence que le PQ s’attaque.

« Les exemples de collusion ou même de cartels sont nombreux; nous n’avons qu’à penser aux mystérieuses hausses des prix à la pompe le mardi, dans la grande région de Montréal », a affirmé le chef du PQ lors d’une conférence de presse.

« Pour remédier à cette situation, nous créerons le Bureau de la protection des consommateurs du Québec », a indiqué le député sortant et candidat aux élections dans la circonscription de Rousseau, Nicolas Marceau. « Son premier mandat sera d’enquêter sur les prix de l’essence », a-t-il ajouté.

Ce BCPQ aurait un mandat similaire à celui d Bureau de la concurrence du Canada, sa contrepartie fédérale, accusé de « mollesse » par le PQ.

Un Bureau québécois permettrait ainsi « des prix plus bas pour les consommateurs, une augmentation de leur pouvoir d’achat, donc une plus grande croissance économique », selon Alain Therrien, député sortant et candidat dans la circonscription de Sanguinet.

Rappelons qu’en mai 2017, après presque 10 ans de démarches judiciaires, une entente à l’amiable a été conclue dans le cadre d’un recours collectif opposant des consommateurs et plusieurs pétrolières et particuliers, accusés de fixation des prix de l’essence à la pompe.

Sources : Le Devoir, Radio-Canada, Parti québécois