Cette opération nationale concertée s’inscrit dans la campagne de sensibilisation menée à ce sujet par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pendant tout le mois de septembre: jusqu’à ce jeudi 27 septembre, la Sûreté du Québec, les services de police municipaux ainsi que les contrôleurs routiers surveillent de façon accrue le comportement des conducteurs, afin de débusquer ceux qui mettent leur vie et celle des autres en péril en pitonnant sur leur cellulaire.

S’ils ou si elles pensent s’en tirer en apercevant à l’avance l’auto-patrouille, les contrevenants pourraient se faire prendre par des agents circulant à pied, dans une voiture banalisée ou même à bord d’un autocar: ce dernier type de véhicule, dont la hauteur donne une vue idéale sur le conducteur qui roule à côté, est en effet de plus en plus utilisé.

Au-delà de l’utilisation du cellulaire et des textos, c’est le phénomène de la distraction au volant qui est visé dans le cadre de cette opération spéciale. D’ailleurs, rappelons que l’utilisation de tout appareil électronique portatif ou d’un écran d’affichage est proscrite depuis la refonte du Code de la sécurité routière adoptée au printemps.

Du même coup, les conséquences d’une infraction de cette nature ont été rehaussées afin de bien signifier la désapprobation sociale à l’égard des conducteurs fautifs. Ceux-ci sont désormais passibles d’une amende de 300 $ à 600 $ et de cinq points d’inaptitude.

En cas de récidive dans les deux années suivantes, le contrevenant voit son permis de conduire suspendu immédiatement pour trois jours (première récidive), sept jours (seconde récidive) ou 30 jours (récidives subséquentes). Il hérite en outre d’une amende de 600 $ et d’un autre cinq points d’inaptitude!

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En 2017, sous l’ancien régime du Code de la sécurité routière, la Sûreté du Québec a émis 10 000 constats d’infractions pour le cellulaire au volant. Depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles, entre le 1er juillet et le 14 septembre dernier, toujours sur le territoire de la SQ, près de 1200 conducteurs ont été pris la main… sur leur cell!

De son côté, la SAAQ joue la carte de la responsabilisation dans les messages qu’elle diffuse ce mois-ci à la télévision, à la radio et sur les médias sociaux. Sur le thème Tout le monde sait que c’est idiot de texter au volant, cette campagne vise à démontrer que texter en conduisant est un geste tout aussi dangereux qu’irresponsable.

La SAAQ rappelle que texter en conduisant augmente le risque d’accident, puisque le conducteur quitte la route des yeux de quatre à six secondes. «À une vitesse de 90 km/h, c’est comme traverser un terrain de football les yeux fermés,» rapporte-elle.

Et, bien que de plus courte durée, l’effet de l’utilisation du cellulaire au volant est comparable à celui de la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool – du moins en ce qui concerne le temps de réaction et le risque de collision.